Du côté des périodiques, il faut mentionner:

Linguo internacia, petite revue mensuelle, rédigée exclusivement en espéranto, où l'on trouve surtout des traductions d'oeuvres très connues, par exemple Paulo kaj Virginio (Paul et Virginie), 5 francs par an; 7 fr. 50 avec supplément littéraire.

L'Espérantiste, également mensuel, donnant des articles plus courts, par conséquent plus variés, avec texte français en regard du texte espéranto. 3 francs par an.

On s'abonne Presa esperantista societo, 33, rue Lacépède, Paris.

Cette société commence la publication d'un Grand Dictionnaire français-espéranto devant comprendre environ deux mille cinq cents pages, dans lequel on se propose de fixer les moindres nuances de la langue et «d'introduire des racines ne figurant pas dans le vocabulaire du docteur Zamenhof». On ne saurait traiter avec plus d'illogisme une langue n'ayant de raison d'être et de chances de se propager, par conséquent de devenir pratique, qu'à la condition de rester extrêmement simple et facile à apprendre.

Signalons enfin, pour mémoire, une revue conçue non pas en vue des personnes désirant s'entretenir dans la connaissance de l'espéranto, mais s'adressant aux savants de tous pays possédant cette langue: Internacia Scienca Revuo (mensuelle, 6 fr. 50 par an, chez Hachette).

La puériculture au Creusot.

Il résulte d'un mémoire présenté à l'Académie de médecine par le docteur Variot, que le taux de la mortalité infantile, au Creusot, pendant la période décennale de 1893 à 1902, n'a pas dépassé 11,04%, chiffre bien inférieur à celui de la mortalité infantile moyenne en France pendant la même période (16%), et surtout beaucoup plus faible que celui qui a été constaté dans les centres manufacturiers ou industriels en général et dans les villes (20,8% dans les villes de 30.000 à 100.000 habitants).

Le facteur principal qui, au Creusot, diminue la mortalité infantile, c'est l'élévation du salaire, qui permet aux femmes d'allaiter leurs enfants; en outre, la «puériculture avant la naissance» y est réalisée par ce fait que les filles-mères cessent leur travail et reçoivent l'assistance vers le cinquième mois environ de leur grossesse; enfin, après l'accouchement, les femmes ne sont autorisées à reprendre leurs occupations que si un certificat médical constate qu'elles peuvent le faire sans nuire à leur santé ni à celle de leur enfant.