Le procédé est fort pratique, mais il n'est pas indemne de tout inconvénient.

Le tableau ne peut d'abord contenir qu'un nombre de noms toujours assez restreint, par conséquent insuffisant le plus souvent, et il est difficile de le maintenir dans l'ordre alphabétique absolu.

Il y a ensuite les erreurs de lecture qui font attribuer à un correspondant les numéros de ceux qui le précèdent ou le suivent sur la liste. Ce n'est certes pas utile d'insister sur les ennuis de tous genres que causent ces méprises et sur les retards qu'elles apportent aux communications.

Puis ce tableau est indiscret. Il livre au premier venu, auquel un devoir de simple obligeance ne permet pas de refuser l'usage de l'appareil, les noms des personnes et des maisons avec lesquelles on est en relations constantes; renseignements qui peuvent ne pas être sans inconvénient pour celui qui les fournit, en quelque sorte inconsciemment, et aussi fort gênants pour la personne qui téléphone, condamnée ainsi à un manque de discrétion aussi inévitable qu'involontaire.

L'indiscrétion est encore plus facile et plus forcée quand le téléphone, au lieu d'être installé dans une cabine, est placé dans un bureau, où le tableau est à la vue de tous venants.

Pour garantir contre toute méprise et toute indiscrétion, M. Galante a imaginé le Répertoire «Etnalag» pour appels téléphoniques.

Le Répertoire «Etnalag», comme le montre notre figure, se présente sous la forme d'une boîte oblongue que l'on applique verticalement contre la cloison, à côté de l'appareil.

Un bouton, sur lequel on n'a à faire qu'une simple traction, permet de rabattre, suivant l'horizontale, le panneau antérieur.

Ce panneau constitue alors une tablette munie, sur trois de ses côtés, de rebords entre lesquels sont maintenues deux cents fiches.

Sur chacune de ces fiches sont inscrits le nom et le numéro d'un des abonnés au téléphone, avec lesquels on peut avoir à causer d'une façon fréquente et régulière.