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Au pied des glissières: la dernière étape d'une lettre à la recette principale. |
A l'heure de la distribution: les omnibus des facteurs. |
L'HOTEL DES POSTES DE PARIS
A L'HOTEL DES POSTES DE PARIS: LE GRAND HALL, A L'HEURE
OU S'OPÈRE LE TRI POUR LA PREMIÈRE DISTRIBUTION DU MATIN.
Il faut avoir vu l'intérieur d'un de ces immenses wagons sans fenêtres, aux parois toutes couvertes de casiers, où se recommence, pour chaque point du trajet, l'opération du tri, pour se rendre compte à quel point doivent être rudes aux employés les douze ou quinze heures passées là.
Ils accomplissent leur besogne avec zèle et intelligence, et les correspondances acheminées sur les grandes lignes sont celles qui donnent le moins de sujets de plaintes. On s'étonnera toujours un peu de voir une lettre se rendre de Paris à Bordeaux ou à Marseille en moins de temps qu'une autre de Chantilly à Meudon. C'est que celle-ci, manipulée déjà au départ puis amenée à la gare du Nord, aura encore à subir, au bureau de tri de la gare Saint-Lazare, vers lequel elle sera dirigée, une autre manipulation, le tri définitif, qui l'amènera à bon port.
Evidemment, le service des postes, comme tant d'autres services publics, est perfectible. Le public est patient, l'Administration remplie de bon vouloir, le personnel appliqué à son devoir. Les incidents de ces derniers jours auront heureusement, espérons-le, rapproché la solution. Ils ont montré qu'il y avait, aussi bien du côté des employés que de la part de l'Administration, un égal désir d'aboutir à une amélioration dont tout le monde doit profiter. Souhaitons que cette crise, dont on s'est tant ému, procure enfin à M. Alexandre Bérard les crédits que lui-même réclame depuis si longtemps. Et ainsi il sera démontré une fois de plus qu'«à quelque chose malheur est bon.»
Le grand cloître, construit en marbre de Carrare
et mesurant 200 mètres de longueur.