Enfin, une troisième journée fut consacrée à une excursion tout indiquée. Sous la conduite de l'infatigable secrétaire général, une caravane de 75 invités accomplit un pèlerinage au château de Saint-Point, dans le parc duquel repose le plus illustre des enfants de Saône-et-Loire, Lamartine, et qui est aujourd'hui la propriété de M. de Montherot, petit-neveu du poète. De là, elle monta jusqu'à Tramayes et, par une route merveilleuse, se rendit à la célèbre station préhistorique de Solutré, dont la roche légendaire, témoin de l'âge de pierre, est également prisée des savants archéologues et des touristes amateurs de pittoresque original.


M. Armand Duréault.--Phot. G. Bouillaud.

A Saint-Point, l'ancien château de Lamartine: les visiteurs signent au registre. Phot. instantanés de M. de La Chesnais.

En résumé, le caractère de ces fêtes mémorables, leur programme où la part des pauvres ne fut point oubliée, leur complète réussite, font le plus grand honneur à leurs organisateurs ainsi qu'à la très ancienne, très glorieuse et très prospère Académie de Mâcon.

NOTRE GRAVURE DE PREMIÈRE PAGE

LA VIE MONDAINE EN AUTO: UNE PRÉSENTATION

L'automobilisme a ses «mondanités»; on peut même dire qu'il est devenu le sport mondain par excellence. Comment concilier, avec certaines de ses inéluctables exigences, plutôt fâcheuses, le culte de l'élégance chère à ses plus fervents adeptes? Problème difficile! Les hommes, avant tout soucieux de leur rôle de conducteurs --voire de réparateurs, au besoin--semblent généralement se désintéresser de la solution; mais les femmes s'y ingénient de leur mieux, et leur coquetterie, qui n'abdique jamais, s'efforce de tirer parti du harnais spécial dont il leur faut s'affubler pour se garantir des coups d'air et de la poussière. Est-ce sans succès? On aurait mauvaise grâce à le prétendre. Il n'en reste pas moins qu'une «présentation» entre automobilistes de marque ressemble assez à une scène de bal masqué.

LE GÉNÉRAL THIBAUDIN

Le général Thibaudin.
Phot. Pirou, boulevard
Saint-Germain.

Le général de division Jean Thibaudin vient de mourir, à Paris, à l'âge de quatre-vingt-trois ans. Il avait fait la campagne d'Italie, en 1853, comme capitaine. Il y avait gagné la croix. En 1870, quand éclata la guerre, il était lieutenant-colonel. Fait prisonnier avec l'armée de Metz, après avoir été blessé à Rezonville, où il s'était distingué, il fut interné à Mayence. Il s'évada et, sous le nom de Comagny, revint prendre du service. On lui donna le commandement du 10e régiment provisoire dans 'armée de la Loire. Il était nommé, peu après, général au titre auxiliaire. En décembre, avec le 24e corps dont il commandait la 2e division, il quittait Lyon pour se porter sur Besançon, puis voler au secours de Belfort. Il prit alors une part importante aux combats livrés par Bourbaki. Pendant la retraite vers la Suisse, il reçut le commandement du 24e corps. Il attendit la paix à Berne.