Le costume, évidemment, tend ici, connue partout ailleurs, à s'uniformiser, à se banaliser. Le magasin de confections fait tout doucement son oeuvre,--un peu moins avancée, toutefois, que chez nous. Les modes de Paris ont envahi Cadix-la-Coquette, comme Barcelone et Madrid, comme toutes les Espagnes, au moins toutes leurs grandes villes. Le boléro, les jupes courtes à painpilles, ne sont plus de mise que sur les planches de l'Opéra-Comique, et la surprise des Français voyageant tra los montes est grande de voir jouer Carmen en toilettes de ville,--comme chez nous la Louise de M. Charpentier ou le Rêve de M. Bruneau. Mais les jolies Espagnoles ont eu du moins le bon esprit, la sagesse, de conserver, même avec les robes à falbalas au dernier goût du jour, leur coiffure nationale, la mantille de dentelle ou de guipure, si seyante et qui, enveloppant leurs visages de transparentes et légères ombres, donne tant de piquant à leur beauté brune, à leur teint mat ou doré, à leurs yeux sombres.
Jeunes femmes madrilènes se rendant aux courses de taureaux.
Photographies Kaulak et Irigoyen.
Le roi et le prince de Bavière, Tribune de la reine et du président.
La revue de Carabancel (24 octobre): la cavalerie défilant au galop.
Retraite aux flambeaux devant le Palais Royal (soirée du 23 octobre).
LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE A MADRID
Dessins d'après nature de notre envoyé spécial, M. Georges Scott.