FRANÇOIS BOUCHER,--Psyché montrant ses joyaux à ses soeurs. (Tapisserie de Beauvais).--Photographies Gossin.
NOUVELLES INVENTIONS
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NOUVELLE CARABINE A AIR
Les amateurs de tir de salon s'intéresseront à la nouvelle carabine que nous décrivons à nos lecteurs. Cette arme offre la particularité de contenir plusieurs centaines de plombs et, par suite, de permettre de tirer autant de fois sans recharge. N'oublions pas toutefois qu'il faut réarmer à chaque coup puisque la puissance de projection est empruntée, comme dans les instruments analogues, à la tension d'un ressort détendu à chaque tir. La description, bien qu'un peu aride, présente un certain intérêt en raison de l'originalité du mécanisme. La carabine, représentée en coupe longitudinale par la vignette ci-dessous (fig. 1), se compose d'un piston introduit dans le canon et formé d'une rondelle de cuir A, d'un cylindre lisse B et d'un chariot C, portant antérieurement des perforations permettant le libre accès de l'air; à l'intérieur du chariot se trouve un fort ressort à boudin D qui, en armant, se comprime contre le guidon E, dont la tige se prolonge inférieurement; à la partie postérieure de ce chariot est adapté un galet F sur lequel agit un doigt dont est munie la sous-garde-levier G, pour amener l'extrémité du chariot sur la gâchette H, où il est armé. Sur le devant, le piston est muni d'un petit tube I portant à sa base deux petites ouvertures J, dans le but de faire pénétrer dans ce tube l'air qui, comprimé par le jeu du piston, doit chasser le grain de plomb qui s'est introduit automatiquement à l'extrémité dudit tube, ainsi qu'on le verra plus loin. D'autre part, un appendice tubulaire (fig. 2) est adapté dans le canon de fusil et son extrémité intérieure se visse dans une rondelle K fixée dans le canon. Les plombs de chasse sont introduits et emmagasinés dans celui-ci par un trou pratiqué vers son extrémité et que l'on ferme ensuite au moyen d'une lentille que porte la languette L, en tournant à la main le bouton extérieur M qui ferme le canon. Ce bouton porte un trou au centre pour le passage du projectile. Les plombs emmagasinés sont conduits, ainsi qu'on le voit, par une hélice N dans un petit canal à l'extrémité duquel se trouve un trou O où ils disparaissent successivement chaque fois qu'on arme.
C'est dans cet appendice, formé principalement d'un tube, que fonctionne, concentriquement, le petit tube lance-projectiles I dont l'extrémité, quand le fusil est armé, vient démasquer le trou 0 et permet l'introduction d'un nouveau plomb.
On comprend aisément le fonctionnement de cet ingénieux fusil, après qu'il a reçu sa charge de petits plombs de chasse; premier mouvement, on arme en tenant le fusil verticalement; deuxième mouvement, on referme la sous-garde; troisième mouvement, on vise, on presse la détente et le plomb part sous la poussée de l'air comprimé par le piston et le ressort.