--Il est bon, votre calendrier?
Le facteur ne comprenait pas. Murger ajouta doucement:
--Je vous demande cela parce que je n'ai pas été très content de celui de l'année dernière...
Sonia.
NOS ROMANS
Nous commençons dans ce numéro la publication de
La Toison d'or, par J.-H. ROSNY.
Nos abonnés, qui n'ont pas oublié la Collectionneuse, parue dans L'Illustration en 1904, savent déjà qu'un roman des frères Rosny n'est pas seulement une belle oeuvre littéraire, mais qu'à leur maîtrise de style, ces deux écrivains joignent les dons d'imagination qui font seuls les grands conteurs. La Toison d'or est un récit qui, dès le début, intéressera tous les lecteurs,--et qui, un peu plus loin, les passionnera.
Il y a quelque temps, nous avions promis une surprise à nos abonnés, dans le domaine du roman. Elle sera double.
On sait que, depuis quelque? années, le théâtre enlève au roman beaucoup des meilleurs écrivains. Puisque les romanciers font des pièces, pourquoi les romans ne seraient-ils pas écrits désormais par les auteurs dramatiques? C'est ce que L'Illustration a suggéré l'été dernier à deux des plus illustres, au lendemain de deux des plus beaux triomphes de leur carrière.
L'entreprise tenta tout de suite M. Henri Lavedan, qui voulut bien nous promettre de consacrer les vacances que lui donnait le succès éclatant du Duel à écrire pour L'Illustration un roman. Cette oeuvre est terminée aujourd'hui. Le brillant académicien, dont le souple génie littéraire est coutumier de ces transformations, s'est acquitté comme en se jouant de cette tâche nouvelle. Et nous avons ainsi le plaisir d'annoncer pour le 17 février 1906 (dans trois mois), les premières pages de