LES NOUVEAUX SOUVERAINS DE NORVÈGE A CHRISTIANIA.

Photographies Worm-Peterson.--Voir l'article, page 386.

VERTIGE MODERNE
Dessin de Georges Scott.

Deux blue-jackets un peu gais. Les marins de l'escadre britannique d'Extrême-Orient se
dirigeant de la gare de Shimbashi vers le parc de Hibya.

LES FÊTES DE L'ALLIANCE ANGLO-JAPONAISE A TOKIO

Au mois d'octobre dernier, l'escadre anglaise de Hong-Kong venait mouiller dans les eaux du Japon; il s'agissait d'une démonstration pacifique, confirmative de l'alliance anglo-japonaise et concertée d'avance. Donc, suivant le programme convenu, les équipages débarquèrent à Yokohama, d'où des trains spéciaux les conduisirent par groupes successifs à Tokio. Leur visite fut l'occasion de réjouissances varices; ce n'étaient partout que pavoisements aux couleurs accouplées des deux nations, guirlandes de lampions, banderoles portant la formule de bienvenue: Welcome; on avait organise notamment, au parc de Hibya--à peu près l'équivalent de notre jardin des Tuileries --une sorte de grande kermesse: théâtres en plein vent, vastes tentes à l'abri desquelles les blue-jackets fraternisaient, le verre en main, avec leurs camarades japonais, la bière, peut-être aussi quelques autres breuvages, coulant à discrétion et gratis. En outre, pour ajouter un charme à la fête, la municipalité n'avait pas craint de réquisitionner extraordinairement tout un bataillon de geishas, personnes plutôt légères, n'ayant point coutume de se montrer en public.

C'est ainsi que l'on put voir des matelots, même des officiers, agitant de petits drapeaux de papier, «se balader» à travers les rues de la capitale nippone en aimable compagnie. Un certain nombre, ayant célébré l'alliance par de trop copieuses libations, «bourlinguaient» fortement et allèrent échouer à l'ambulance que la délicate et prévoyante sollicitude de leurs hôtes avait aménagée pour un cas qui, d'ailleurs, n'était pas pendable, quoi qu'en aient dit les rigoristes, témoins de cette mémorable bordée.