Un industriel anglais, mettant à profit une méthode due à un professeur de l'Université de Toulouse, M. Sabatier, serait arrivé à débarrasser le gaz à l'eau de son oxyde de carbone, et à produire finalement un gaz dont le prix de revient serait encore très faible et dont le pouvoir calorifique serait cependant d'environ 35% supérieur à celui du gaz ordinaire.
On procède actuellement, à Lyon, à des expériences systématiques sur ce nouveau produit, qui exigerait moitié moins de houille que le gaz d'éclairage actuel, et s'accommoderait de houille de qualité secondaire.
Les hauts fourneaux dans l'Inde.
C'est une conséquence forcée de l'évolution économique et sociale que les pays les plus arriérés, au point de vue industriel, arrivent peu à peu à s'affranchir de certains tributs payés aux nations étrangères, toutes les fois que des circonstances locales n'y apportent pas un obstacle absolu. Il y a quelques années, un grand industriel hindou, nommé Tata, songea à utiliser sur place les charbons et les minerais de fer indigènes. Il est mort avant d'avoir pu réaliser son projet; mais le consul américain à Bombay signale que ses fils sont en train de constituer une société au capital de 6.480.000 livres (162 millions de francs) pour établir des hauts fourneaux, des aciéries, des laminoirs et pour exploiter les mines. Si l'entreprise réussit, la métallurgie européenne et américaine trouvera sur le marché asiatique une concurrence contre laquelle la lutte pourra devenir singulièrement difficile.
La production du coton.
La production annuelle du coton est considérable; elle atteint 3 milliards de kilogrammes, et cependant ne dépasse pas les besoins de l'Industrie.
Les États-Unis tiennent la plus grande place dans cette production: ils fournissent près de 70% du coton utilisé; les Indes en fournissent 15% et l'Égypte 8%.
L'appoint est fourni par les autres pays, Turkestan, Japon, etc.: en tout 500 millions de kilogrammes.
Il n'est pas douteux que nos colonies pourraient jouer un rôle important dans cette production et qu'elles seraient bien placées pour fournir la matière première à l'industrie cotonnière française.
Aussi avait-on tenté d'organiser la culture du coton dans nos colonies africaines. Mais, au Sénégal et au Soudan, cette culture ne paraît devoir être fructueuse, en raison de la climatologie de ces pays, que par l'irrigation.