Travail debout et travail assis.

Le travail manuel se fait-il mieux dans la station debout que dans la position assise? Question aussi intéressante au point de vue individuel qu'au point de vue social.

On sait que ceux qui pratiquent assis les métiers et les arts les plus délicats se lèvent souvent pour considérer avec plus de précision leur travail ou pour en parfaire les détails; et les physiologistes admettent, d'autre part, que la station debout est l'attitude qui assure le mieux la fixité contre les forces extérieures, et qui procure aussi le meilleur point d'appui dans les activités diverses.

Toutefois, il n'était pas inutile de confirmer ces considérations un peu théoriques par l'expérience. C'est ce qu'a fait M. Ch. Eéré, au moyen de l'ergographe, instrument qui permet d'enregistrer le nombre de soulèvements d'un poids donné par le doigt médius, et l'amplitude de chaque mouvement de ce doigt.

Or il resulte de ces expériences que le travail debout est supérieur d'environ un dixième au travail assis. Mais, si l'on compare ces travaux à leur début et à leur terminaison, on remarque que le travail assis est moins considérable au début et s'abaisse graduellement, tout en restant assez intense à la fin; tandis que le travail dans la station debout est plus intense au début, persiste longtemps très élevé, puis tombe rapidement.

La station debout favorise donc le travail et l'attention pendant une longue période: mais il est certain que cette exaltation est suivie d'une fatigue plus rapide.

M. Eéré, par des expériences du même ordre, a constaté en outre qu'une longue immobilité, précédant le travail, diminue la valeur de celui-ci; tandis qu'une courte immobilité de cinq à quinze minutes est suivie d'une exaltation du travail. Après une heure d'immobilité, le travail est réduit à son minimum. Il semble que le sujet soit engourdi ou endormi.

Conséquence pratique: les pauses de travail, dans la marche, comme entre deux classes, ne devraient jamais dépasser quinze minutes.

La phototégie.

Par dérivation du mot grec qui signifie «teindre», on désigne sous le nom de phototégie un nouveau procédé fort curieux de développement photographique. On avait déjà essayé de dépouiller les clichés avec l'eau oxygénée, mais les résultats obtenus étaient aussi lents qu'irréguliers. La formule suivante active et régularise l'action particulière à ce liquide, qui est d'enlever au négatif des épaisseurs de gélatine proportionnelles à l'opacité des parties réduites, c'est-à-dire attaquées par la lumière: