Les eaux de ruissellement sont arrêtées par cette couche qui forme le fond d'un réservoir; elles s'amoncellent jusqu'au niveau d'une fissure par où elles s'échappent pour alimenter le Bief rouge.

Cette couche argileuse et la roche sous-jacente présentent évidemment une faille ou une simple poche qu'a rencontrée la galerie d'avancement; dès lors, les eaux du Bief rouge, trouvant le fond de cette poche crevé, tombent dans la galerie et vont, pour l'instant, se déverser en Suisse dans l'Orbe.

La poche descend-elle au-dessous du niveau du tunnel, ou, au contraire, s'arrêtait-elle au-dessus avant que le percement eût provoqué l'effondrement du fond qui supportait le poids de l'eau: on l'ignore actuellement.

Les travaux de défense sont menés avec une grande activité; le mur tampon qu'on élève dans la galerie d'avancement pour emprisonner l'eau sera achevé dans quelques jours. Si, alors, l'eau reparaît dans le Bief rouge, la question sera élucidée.

Quoi qu'il en soit, il faudra, pour pouvoir continuer le percement, établir un canal d'écoulement; c'est un travail d'un mois. Le tunnel achevé, on construirait au point voulu un barrage souterrain. La pression de l'eau qui a envahi la galerie atteint 70 mètres; les ingénieurs considèrent comme très possible d'établir un mur capable d'y résister.

En résumé, on ne saurait encore apprécier la situation. D'ailleurs, les souterrains réservent de ces surprises, et les constructeurs de tunnels en ont vu bien d'autres. F. Honoré.

Les eaux de ruissellement du Mont d'Or, suivant l'aqueduc du tunnel, sortent, parfois en gerbe, par une buse d'évacuation et inondent les prairies que traverse la rivière l'Orbe.

UNE SOURCE FRANÇAISE QUI S'ÉVADE EN SUISSE

La grande tenue rendue aux officiers de marine.