L'un des soirs de la dernière semaine, sans protocole, Me Raymond Poincaré, président de la République française, s'en alla dîner chez ses «confrères», les avocats du barreau de Paris. Mille convives s'étaient réunis rue Saint-Martin, dans l'immense hall à deux étages du Palais des Fêtes de Paris. M. Raymond Poincaré trouva là pour l'accueillir, autour du bâtonnier de l'ordre, Me Fernand Labori, plusieurs membres du gouvernement et tout ce que le barreau compte, à Paris et en province, d'illustrations. Au nom du Conseil de l'ordre, Me Labori salua le chef de l'État:

--Monsieur le président de la. République cher et illustre confrère.... commença-t-il.

Et il évoqua ceux qui ayant appartenu au barreau furent élevés aux suprêmes magistratures--un pape du treizième siècle, et un roi du vingtième: Edouard VII--pour féliciter ensuite l'ordre d'avoir donné à la France son président d'aujourd'hui.

Lorsque, pour serrer les mains du bâtonnier, M. Poincaré se leva, ce fut une ovation indescriptible de toute la salle qui s'était levée aussi d'un même élan. Et le président de la République trouva les mots les plus heureux et les plus éloquents pour faire l'éloge de ce cher barreau parisien qu'il aimait tant, qui l'avait grandi et où il demandait qu'on lui réservât la place qu'il comptait bien revenir prendre dans sept ans...

Soldats à la corvée de neige.

AU CAMP SERBE.--Dans la tourmente.--Un canon à demi enseveli.--Photographies S. Tchernof.

Les soldats bulgares se sont improvisés «sculpteurs animaliers».--Phot. du lieut. G. Staïnof.
LA TRÊVE DE LA NEIGE AUTOUR D'ANDRINOPLE