En 1911, l'observateur en question a trouvé des oeufs de ramier le 25 octobre; des oeufs de roitelet en décembre; de jeunes étourneaux aussi en décembre. En 1912, il a trouvé des oeufs de linotte (janvier), de roitelet (janvier), des jeunes d'étourneau (janvier), des oeufs de merle, de moineau, etc., en novembre et décembre. En 1913, il a vu des oeufs de merle en janvier; de jeunes étourneaux aussi en janvier, et de diverses autres espèces aussi des oeufs et des jeunes, toujours en janvier.

Le Japon et la Chine vus par un artiste.

D'un récent voyage au Japon et en Chine, où il était allé chercher des sujets nouveaux d'inspiration, M. H. Le Riche, le peintre et dessinateur bien connu, a rapporté une ample moisson de croquis et d'études plus poussées, à l'huile et à l'aquarelle, dont, à plusieurs reprises, L'Illustration a eu la primeur. Ces études, M. Le Riche les réunit aujourd'hui en une exposition qui vient de s'ouvrir à la Galerie Georges Petit: elles constituent un ensemble d'un rare attrait, par lequel s'affirme le charme varié de ces impressions d'Extrême-Orient, dont nos lecteurs auront eu un délicat avant-goût.

UNE GRANDE LORRAINE

Une Lorraine de grand coeur, qui fut l'une des premières à honorer la mémoire de nos soldats tués sur les champs de bataille de 1870, Mme veuve Adolphe Bezanson, née de Viville, belle-soeur de Paul Bezanson qui fut maire de Metz en des temps difficiles, de 1871 à 1877, vient de disparaître, à un âge très avancé. Sa mort a été vivement ressentie dans tout le pays annexé, où elle était entourée d'une touchante vénération.

Mme Adolphe Bezanson.
--Phot. Prillot.

Bien avant que fût fondée l'Association des Dames de Metz, Mme Bezanson s'était donné la noble tâche d'entretenir et de parer les tombes des Français tombés, pendant la guerre, autour de la grande ville lorraine. Chaque année, à la Toussaint, et quand revenaient les douloureux anniversaires, elle se rendait secrètement au cimetière Chambière, dissimulant sous ses vêtements des fleurs et de petits outils de jardinage, avec lesquels elle nettoyait pieusement les tertres. Plus tard, on osa rendre ostensiblement hommage à nos morts. L'honneur lui reste d'avoir commencé cette oeuvre du Souvenir, à laquelle les Alsaciens-Lorrains sont restés, malgré les obstacles, si fidèles.

Mme Bezanson était titulaire de la médaille des anciens combattants de Gravelotte et de la médaille en or de la Société pour l'encouragement au bien. Cette distinction, qui ne se décerne qu'une fois par an, lui avait été remise solennellement par le président de la République en 1908.

Metz a fait à cette grande Lorraine des obsèques émouvantes.