A Athènes, le cortège se rendit, au milieu d'une affluence énorme, à la cathédrale tapissée de couronnes, où, après une cérémonie religieuse, le cercueil a été déposé dans une chapelle, en attendant le jour des funérailles solennelles.

Le cercueil traîné sur un affût par les marins hellènes. --Phot. Rhomaïdès-Zeitz.

LE RETOUR A ATHÈNES DE LA DÉPOUILLE MORTELLE DU ROI ASSASSINÉ.
--Le cortège funèbre quittant le débarcadère du Pirée.
--Phot. A. Gaziadès.

SOFIA FÊTE LA PRISE D'ANDRINOPLE.--Manifestation devant
la statue du tsar libérateur Alexandre II.
--Phot. Karastoïanof.]

LA PRISE D'ANDRINOPLE

Les communications entre Andrinople et Sofia restent momentanément difficiles et d'une désespérante lenteur. Aucune des photographies ou des correspondances dont l'envoi nous a été annoncé par dépêche n'a donc pu nous parvenir encore et ne nous parviendra avant la fin de cette semaine.

On ignorerait tout, d'ailleurs, des conditions exactes dans lesquelles s'est produite la chute d'Andrinople, si deux longs et importants télégrammes d'un correspondant français et d'un correspondant italien (M. Ludovic Naudeau, du Journal, et M. Luigi Barzini, du Corriere délia Sera) n'avaient complété les brefs communiqués des états-majors bulgare et serbe et projeté un peu de lumière dans la chaos des nouvelles contradictoires et fantaisistes provenant de Sofia ou de Belgrade: prétendu anéantissement de la ville et de ses mosquées, mort supposée de Choukri pacha, etc.