Le cyclone qui dévasta Omaha et plusieurs villes de l'Illinois et de l'Indiana ne fut que le prélude à une catastrophe plus grande encore. Les pluies torrentielles tombées pendant plusieurs jours amenèrent une crue soudaine et générale, et bientôt l'Ohio, la Pennsylvanie, la Virginie, le Kentucky, furent atteints par l'inondation. A Pittsburg, à Wheeling, à Columbus, à Dayton surtout, la montée des eaux, coïncidant avec de furieuses tempêtes de neige, provoqua de véritables désastres. La plupart des habitants durent fuir leurs maisons submergées; et, en outre des dégâts matériels, évalués à des sommes considérables, on eut à déplorer de nombreux accidents mortels.
Le fléau disparut aussi rapidement qu'il était venu, laissant malheureusement derrière lui des ruines qu'il faudra bien du temps pour réparer. Du moins les Américains ont-ils eu, en ces heures de deuil, le réconfort des sympathies de l'Europe. Dès le premier jour, M. Raymond Poincaré avait tenu à exprimer celles de la France, par télégramme, à M. Woodrow Wilson.
[Note du transcripteur: Les suppléments 2 et 3 mentionnés
en titre ne nous ont pas été fournis.]