L'un de ses succès les plus remarquables fut, le 23 avril, la prise et la destruction de la casbah Ifran. Pour l'atteindre, il avait fallu à ses vaillantes troupes traverser la forêt de Jaba, passer le mont Koudiat, à 1.700 mètres d'altitude, dans le brouillard, le froid, la neige.
Le 24, le colonel Henrys prenait contact avec la colonne Comte, venue de Fez sans qu'on ait signalé, dans sa marche, aucun incident.
Les dissidents, en revanche, ne devaient pas laisser au colonel Henrys grand répit.
Bientôt, il était avisé qu'ils allaient attaquer son camp de Dar Caïd Itto (sur la position exacte duquel on n'est pas encore exactement fixés). Sans attendre cette attaque, le colonel décidait de prendre l'offensive et de se porter sur Azrou où les dissidents étaient installés. Mais eux-mêmes, avertis, se retirèrent sur les hauteurs boisées qui dominent le sud de la ville. Celle-ci fut occupée après une courte résistance. Le colonel y trouva des approvisionnements de bois considérables, qui serviront à la construction de redoutes fortifiées.
Les Marocains firent pourtant un retour offensif. Ils furent repoussés.
Le colonel Henrys regagna le camp de Dar Caïd Itto, en détruisant sur sa route quatre casbahs appartenant à la tribu des Beni M'Guild, dans la vallée de l'oued Tigrira.
Passage de l'Oum er Rbia par l'artillerie de 75, à la casbah Zidania.
--Phot. du vétérinaire militaire Wagner.