Et lorsque je te tends un baiser velouté,

J'ai quelquefois le coeur d'une bête de proie!

Car je veux tout te prendre: et les instants de joie,

Et les sourires lourds, et les rires légers!

Je ne désire ton bonheur qu'autant que j'ai

Bien vu qu'il suit la courbe exacte de ma lèvre!

Autour de toi, je rôde avec des yeux de fièvre.

Et, devant toi, je vais, écartant de la main

La branche qui charmait un peu trop le chemin.

Lorsqu'un chant, au lointain, s'éloignant sans secousse,