Sur 490 blessés du combat de Kilkiz, arrivés récemment de Salonique à Corfou et soignés actuellement dans les hôpitaux de cette ville, 7 représentent des blessures que les chirurgiens attribuent à l'emploi de balles dont on a enlevé la partie supérieure et sur lesquelles on a fait une incision en forme de croix pour les rendre plus meurtrières. La balle ordinaire pénètre dans les tissus et en ressort souvent sans aucun dommage pour le blessé. Un exemple caractéristique est celui d'un soldat d'ici que j'ai vu et photographié: la balle lui est entrée sous l'oreille droite; elle est ressortie sous l'œil gauche; il a continué à marcher durant une heure et demie; aujourd'hui il est parfaitement guéri et voit également bien des deux yeux.

Avec les balles en question le cas est tout différent:

La photographie 1 représente l'entrée de la balle, une lésion assez légère et qui, sur la photographie, paraît même plus grave qu'elle n'est en réalité. La photographie 2 représente la sortie, chez le même blessé. Il se nomme Koulouras (Anargyros), né à Hydra, 2e corps d'armée, 7e régiment d'infanterie, 9e compagnie. Il est actuellement soigné par le docteur Sgourdéos, de Constantinople, qui est major volontaire. Ce? deux clichés, comme le suivant, ont été pris par moi.

La photographie 3 représente la sortie du projectile chez Arabatzi (Apostolos), de Bouraza, province de Larissa (5e corps d'armée, 23e régiment, 7e compagnie), blessé à Kilkiz, comme le précédent.

Il va de soi que les soldats, blessés par ces projectile? ailleurs qu'aux membres, ont dû rester sur le terrain, et il est probable que la proportion 7/490 est inférieure à celle des projectiles semblables employés.

1.--Entrée de la balle. 2.--Sortie de la même balle. 3.--Sortie d'un autre projectile semblable.

Blessures causées par des balles bulgares, dites dum-dum, photographiées
dans un hôpital de Corfou par M. H. Pernot.

Note du transcripteur: Les autres suppléments
mentionnés en titre ne nous ont pas été fournis