Car, entre ces lointains dont nul n'est inconnu,
Notre amour est un beau petit enfant tout nu
Qui ne s'ajoute rien d'étrange ou de superbe,
Qui vit de l'air du temps, s'habille avec de l'herbe,
Réfléchit dans les foins, cause avec les ânons;
Qui se coiffe de fleurs dont chacun sait les noms;
Qui n'a, s'il veut cueillir des fleurs surnaturelles,
Qu'à se pencher sur l'eau de ses propres prunelles;
Qui ne demande rien que d'être encore un feu
Parmi les autres feux de montagne; qui peut,