» Veuillez agréer...
» Fernand Engerand. »
Le rapporteur de la commission du budget, M. Louis Marin, député de Nancy, est tout acquis à l'amendement Engerand, dont les signataires, nous le savons, espèrent obtenir l'adhésion quasi unanime de la Chambre. Ainsi s'affirmera qu'il s'agit bien là d'une oeuvre nationale et non point d'une oeuvre de parti.
Le sacrifice demandé est faible. Il est urgent. Les 20.000 francs ajoutés au crédit de 358.000 francs du chapitre 20 du budget des Affaires étrangères (Entretien des immeubles français à l'étranger), pourront sauver Longwood d'une ruine immédiate. Il est donc inopportun de songer, dès maintenant, pour relever les ruines de Sainte-Hélène, soit à une souscription publique qui, évidemment, donnerait dix fois les sommes nécessaires, soit--comme le proposait un de nos lecteurs bien inspiré--à une collecte entre tous les membres de la Légion d'honneur. Que l'État s'acquitte lui-même des devoirs de l'État. Ce sera mieux,-et plus digne.
L'INAUGURATION DU MUSÉE ANDRÉ
Le magnifique musée du boulevard Haussmann, contenant les inestimables collections léguées à l'Institut par Mme Edouard André, et dont notre numéro de Noël a révélé au grand public de L'Illustration les sensationnelles merveilles, est maintenant officiellement ouvert: lundi matin, le président de la République l'inaugurait par une visite.
Guidé par M. Émile Bertaux, conservateur, il s'y attarda longtemps, goûtant en connaisseur éclairé, en érudit, en artiste, le charme et la beauté de tant de chefs-d'oeuvre rassemblés.
Dans la grande salle de la Renaissance, on présenta à la signature du chef de l'État un registre, posé sur une vénérable table du seizième siècle. Il y apposa sa signature, suivie de la mention «de l'Académie française».
M. Poincaré au musée André, devant la fresque de Tiepolo.
Derrière le Président, M. Émile Bertaux et M. Léon Bérard.