La Russie accepte une proposition de l'Angleterre tendant à l'arrêt simultané des opérations russes et autrichiennes.

Samedi, 1er août.--M. de Schoen avance sa visite et voit M. Viviani à 11 h. 1/2. La conversation demeure sans conclusions positives.

A midi, conseil des ministres à l'Elysée: le président signe le décret de mobilisation générale. A 4 heures est affiché l'ordre, portant que le premier jour de la mobilisation est le dimanche 2 août. L'état de siège est proclamé.

DEUXIÈME JOUR DE LA MOBILISATION.--Devant la gare de l'Est à Paris, le 3 août.--Phot. Raphaël.

A 7 heures, l'ambassadeur allemand à Saint-Pétersbourg notifie verbalement la déclaration de guerre à la Russie.

Dimanche, 2 août.--Premier jour de la mobilisation française. Avant toute déclaration de guerre, les Allemands violent le territoire du Grand-Duché du Luxembourg et pénètrent en territoire français, à Long-la-Ville, près de Longwy. Ils sont arrêtés par les batteries des forts de Longwy. Un détachement de cavalerie allemande passe la frontière à Cirey-sur-Vezouze, occupe un moment Bertrambois et est repoussé. Un escadron fait irruption à Suarce, à 3 kilomètres de Petit-Croix, où s'opère la réquisition des chevaux, et emmène avec ces chevaux les hommes qui les accompagnent. Une reconnaissance du 5e chasseurs allemand arrive au galop à Joncherey; à l'entrée du village, un des officiers tue d'un coup de revolver le caporal commandant le poste, et est lui-même abattu. Autant de violations de frontière, avant toute déclaration de guerre.

Le tsar adresse un manifeste à ses peuples.

L'ambassadeur allemand notifie, à midi, au gouvernement italien, l'état de guerre entre l'Allemagne et la Russie. Le marquis di San Giuliano prend acte et déclare que l'Italie gardera la neutralité.

Lundi, 3 août.--Dans la nuit, l'Allemagne a adressé à la Belgique un ultimatum lui enjoignant de laisser passer par son territoire les troupes allemandes. A 7 heures du matin, délai fixé pour la réponse, la Belgique oppose un refus.