Gérard Harry.

D'autre part, un de nos collaborateurs particulièrement versé dans les questions d'artillerie et de génie militaire, nous fait connaître, dans ses grandes lignes, le système défensif de la place de Liége; il nous révèle en même temps le principe et les défauts de l'attaque menée par l'armée allemande:

LE SYSTÈME DES FORTS DE LA MEUSE

Le général Brialmont, l'illustre ingénieur militaire belge qui a construit, de 1888 à 1891, les forts de Liége et de Namur, avait étudié avec le plus grand soin les expériences exécutées dans notre pays en 1886 au fort de la Malmaison, avec les obus à mélinite. Il avait été le premier à tirer de ces expériences des conséquences pratiques que l'on trouve résumées dans son livre de 1888: l'Influence du tir plongeant et des obus-torpilles sur la fortification.

VUE CAVALIÈRE DE LIÉGE ET DE SES FORTS

Dessin de L. Trinquier.

Le roi des Belges se rendant au Parlement, acclamé par la population bruxelloise.—Phot. Hennebert.

Les essais de 1886 lui avaient montré d'une façon indéniable que les forts existant à cette époque étaient incapables de résister aux obus-torpilles, et que leurs murs de revêtement s'écroulaient d'une façon instantanée quand un obus à grande capacité venait éclater derrière eux, dans les terres qu'ils étaient chargés de soutenir.