Russie.—La flotte allemande bombarde Sveaborg, vieille forteresse au large de la côte finlandaise, et occupe les îles d'Aland.

Une dépêche de Saint-Pétersbourg annonce que, la veille, samedi, le tsar a fait appeler l'ambassadeur de France et l'a embrassé en lui disant: «J'embrasse en votre personne votre chère et glorieuse patrie.»

Le grand-duc Nicolas, commandant en chef des armées russes, télégraphie au général Joffre, généralissime français, l'assurance de sa foi absolue dans la victoire et de son attachement.

Autriche.—Une dépêche de Vienne annonce que la veille, 5 août, l'ambassadeur d'Autriche-Hongrie à Saint-Pétersbourg a, d'ordre de son gouvernement, notifié à M. Sazonof, ministre des Affaires étrangères du tsar, l'état de guerre entre les deux pays.

La Serbie rappelle son ministre à Berlin.

Vendredi, 7 août.—Le président de la République signe un décret conférant à la ville de Liége la croix de chevalier de la Légion d'honneur.

Nos troupes qui, jusqu'au jour de la déclaration de guerre se tenaient à 8 kilomètres de la frontière, couvrent cette zone, occupant Vic et Moyen-Vic.

Belgique.—Les Allemands demandent un armistice pour relever leurs morts et leurs blessés devant Liége.

Grande-Bretagne.—Le petit croiseur Amphion coule sur une torpille flottante.

Lord Kitchener est nommé ministre de la Guerre.