Belgique.—Liége est investie. Les forts demeurent intacts. La ville est occupée par les Allemands qui retiennent comme otages les notables, notamment l'évêque et le bourgmestre.
La cavalerie allemande a commencé l'exploration méthodique de la région de l'Hesbaye, grande plaine ondulée entre Liége et Bruxelles où semble se préparer une grande bataille. 10.000 cavaliers opèrent, suivis de détachements d'infanterie.
On annonce officiellement à l'armée belge que les pertes allemandes autour de Liége s'élèvent à 2.000 morts, 20.000 blessés, plus 9.700 prisonniers.
MONTENEGRO.—Les troupes monténégrines ont réoccupé la forteresse de Taraboch qui domine Scutari, et, en Herzégovine, plusieurs forts autrichiens.
Mardi, 11 août.—Au cours de la nuit du 10 au 11, le corps d'armée badois (14e) et une partie du 15e allemand ont attaqué la brigade française qui avait poussé une pointe sur Mulhouse.
Nos troupes, sur l'ordre du commandant de corps d'armée, se sont repliées en arrière, leur mission étant d'ailleurs terminée. Nous sommes installés sur des positions solides, que l'ennemi a attaquées en vain. Notre situation stratégique demeure la même,—excellente.
Nos troupes sont, sur presque tout le front, en contact avec l'ennemi. De petits engagements, qui tous ont tourné à notre avantage, se sont produits.
Les Allemands se sont présentés devant Longwy et l'ont sommé de se rendre; on devine quel fier refus a été opposé à cette démarche.
Belgique.—Le roi a installé son quartier général à Louvain.
Des engagements ont commencé lundi, entre Saint-Trond et Tirlemont, mettant aux prises des forces importantes de cavalerie allemande pourvues de mitrailleuses et des lanciers belges envoyés contre elles. La lutte se poursuit aujourd'hui. Landen, occupé momentanément par les Allemands, est repris. L'ennemi est partout tenu en respect. La cavalerie française est entrée sérieusement en action.