Obusier léger de 105 millimètres d'une batterie détruite en un quart d'heure, à Fromentières (Marne), par une batterie française de 75, tirant à 7.500 mètres.
L'ARTILLERIE ALLEMANDE QUI A SUBI LE FEU DE LA NÔTRE
DANS LA TRANCHÉE.--La lecture du Bulletin des Armées de la République.
Dessin de Georges SCOTT
C'est un de nos meilleurs collaborateurs, sous-officier dans un régiment de l'armée de Lorraine, qui nous fournit le vivant commentaire de ce dessin de Georges Scott: «Je ne sais pas, nous écrit-il, comment le Bulletin des Armées de la République est apprécié à Paris et même si on l'y connaît. Mais je puis vous assurer que cette petite feuille, qui nous donne les nouvelles et les assaisonne souvent de l'éloquence d'un Lavisse ou d'un de Mun, fait--quand elle arrive--le bonheur de nos hommes... On vient de la distribuer à la compagnie. Un lieutenant a remis un exemplaire au chef de demi-section. Nous sommes dans une tranchée; mais l'ennemi est loin aujourd'hui; on est tranquilles. Tout le monde se groupe auprès des faisceaux, les uns couchés, les autres assis ou debout. Visages fatigués, pas rasés ou mal rasés (depuis dix jours nous ne nous sommes pas lavés et nous dormons peu); mais de l'entrain, de la plaisanterie dans les yeux. Un soldat prend le Bulletin et le lit à claire voix, de la première ligne à la dernière. Silence religieux, ému parfois... N'est-ce pas là un joli sujet de dessin pour L'Illustration, à laquelle je ne cesse pas de penser?...»
Le Königin-Luisa, bâtiment poseur de mines allemand, coulé par l'estafette anglaise Amphion et la flottille des contre-torpilleurs britanniques. D'après le croquis d'un officier anglais, publié par The Illustrated London News.
Le croiseur estafette anglais Amphion touche une mine flottante et coule quelques minutes après.