Le clitoris est placé en haut et en avant de la vulve, sous deux petites lèvres, tout près et au-dessous du pubis ou mont de Vénus, à la commissure supérieure des grandes lèvres, comme serait un bouton de violette caché sous les feuilles supérieures; il est court, et le plus souvent a 2 ou 3 centimètres de long; il est de quelques centimètres au-dessus du vagin, canal de 4 à 10 centimètres de diamètre qui monte de la vulve à la matrice ou utérus.
La vulve ou vestibule des organes génitaux de la femme s'ouvre de haut en bas par deux replis membraneux placés de chaque côté; ce sont les grandes et les petites lèvres, celles-ci au-dessous de celles-là, qui, par leur accolement naturel, forment le vestibule.
Par suite de cette disposition, le pénis, en s'introduisant dans le vagin, ne touche que rarement le clitoris; mais il le touche dans la connexion complète, par le contact et le frottement extérieur des surfaces supérieures du pénis et des parties subspubiennes de la femme; en d'autres termes, le pénis qui se meut de bas en haut vient choquer ou presser la tête du clitoris qui lui se dirige toujours de haut en bas. Dans ce cas, l'excitation du clitoris se communique nécessairement à tout le reste de l'appareil génital de la femme.
Lorsque le vagin entre en érection, soit spontanément, soit par l'excitation des autres organes, il se porte en avant, s'entr'ouvre et favorise ainsi l'introduction du pénis qui, si cette introduction était intempestive ou violente, pourrait déchirer les parois du vagin et blesser la femme au col de l'utérus.
«La matrice,» dit Platon, «est un animal qui se meut extraordinairement quand elle hait ou aime passionnément quelque chose. Son instinct est surprenant lorsque par son mouvement précipité elle s'approche du membre de l'homme pour en tirer de quoi s'humecter et se procurer du plaisir[28].
[Note 28: Cuveillier.—La matrice (mater) ou utérus (utriculus, outre) est l'organe de la gestation, le vase où se produit la fécondation par la semence virile des oeufs détachés de l'ovaire.]
Si les parties de la femme n'entrent point en érection, le pénis se meut dans le vagin qui reste insensible; dans ce cas l'homme seul éprouve un plaisir et le spasme, par l'effet de la friction exercée sur les parois internes du vagin par le pénis.
L'homme peut ainsi s'épuiser sans que la femme éprouve aucun plaisir, parce que, soit par ignorance de la nature de la femme, soit par impétuosité passionnelle, il n'agit que sur les muqueuses vaginales.
Dans ces conditions, la femme reste froide, insensible, souvent même elle souffre; l'homme s'offense de son inertie, de sa stérilité, car elle ne peut concevoir en cet état.
De là naissent la désaffection et l'infidélité souvent réciproques qui seraient évitées sûrement par des rapports mieux compris entre époux.