Dans les siècles suivants, l'influence des idées et des superstitions indiennes fut prépondérante à Rome, surtout sur les païens (Juvénal dans ses satires cite plusieurs fois les Indiens). Elle dominait à Constantinople et dans tout l'Orient pendant le bas Empire, alors même que régnait le mysticisme; sous Justinien, au VIe siècle, tout le monde croyait à la magie. Il y avait des recettes vendues au poids de l'or, surtout pour faire mourir. On employait communément des herbes enchantées, notamment la mandragore et aussi le poisson Rémora, des os de grenouilles, la pierre astroïte, l'hippomane et autres drogues.

L'empereur Justinien se croyait thaumaturge et aimait à le faire croire aux autres. On disait dans le peuple que l'Empereur était un démon et pouvait se transformer à volonté. Le grave jurisconsulte Tribonien lui disait avec conviction ou par flatterie qu'il pouvait se faire quand il voulait un pur esprit et se transporter partout surnaturellement.

TITRE VI

DES DIVERS MODES DE MARIAGE

CHAPITRE I

Préceptes généraux.

(Ces préceptes sont conformes aux lois de Manou).

On doit se marier dans sa caste, avec une vierge bien apparentée, riche, noble, belle, et qui a au moins trois ans de moins que soi.

On ne doit point rechercher en mariage une jeune fille dans les cas suivants.

C'est une amie ou une soeur plus jeune; on la tient cachée; son nom n'est pas harmonieux; elle a le nez écrasé; elle a le nombril effacé et saillant, au lieu d'être creux; elle est hermaphrodite (App. 1). Sa taille est courbée ou déformée; elle est nouée; elle a le front proéminent; elle manque de tête; elle est malpropre; elle a appartenu à un homme; elle est affectée de goitre ou d'autres glandes saillantes; elle est défigurée plus ou moins; elle a dépassé l'âge de puberté; elle transpire continuellement des mains et des pieds (App. 2).