[Note 37: La déchéance, c'est l'exclusion de la caste, qui est une sorte de mort civile ou d'excommunication. Une condamnation à une peine infamante (prononcée toujours par des juges européens) n'entraîne pas la déchéance aux yeux des Hindous.]
APPENDICE AU CHAPITRE I
N° 1.—Hermaphrodisme.
Les hermaphrodites femelles ou femmes à long clitoris, ou tribades, ont généralement les seins, la matrice, les ovaires très peu développés; le pubis aplati, les hanches étroites, les formes sèches, le système pileux abondant, la lèvre supérieure garnie de poils, la voix forte et tous les traits d'une virago.
Elles n'ont aucun penchant pour les hommes. La plupart recherchent, au contraire, les femmes pour les caresser virilement. Cette sorte de tribades était nombreuse à Rome[38].
[Note 38: La tribadie est le vice qui fait rechercher aux femmes leurs semblables pour se frotter l'une contre l'autre par plaisir; d'où le nom de fricatrices qui leur a été donné.]
Les tribades examinées par le docteur Martineau dans sa clinique n'ont offert rien de particulier (sauf le développement des grandes lèvres) dans la conformation de leurs organes sexuels. Les seules remarques que Roubaud ait faites sur elles est l'absence presque complète des seins et leur goût très prononcé pour l'équitation.
Martial, 67 du livre VII, a fait contre l'une d'elles l'épigramme suivante:
«La tribade Philenis sodomise de jeunes garçons; toujours en érection, jamais assouvie, jamais ne molissent, elle dévore en un jour onze jeunes filles. La robe retroussée, les membres frottés de la poudre jaune, elle lance le disque et reçoit toute souillée de boue dans la lutte les coups de fouet des lutteurs. Elle ne se met à table qu'après avoir vomi sept mesures de vin, puis elle en avale autant avec seize des pains préparés pour les athlètes. Après cela, elle plonge sa langue, non dans la bouche des hommes, mais dans les appats secrets des jeunes filles, pour faire acte de virilité.»
Hermaphrodites mâles.