«Et vous, vierges pures qu'attend le même bonheur, chantez en cadence: «ô hymen, dieu d'hyménée! Dieu d'hyménée, hymen!

«Les plaisirs que Vénus donne sans toi entachent la bonne renommée; avec toi, ils sont légitimes. Quel dieu pourrait-on égaler à toi.

«Que les portes s'ouvrent. Voici la vierge. Les torches secouent leur brillante chevelure. Mais elle tarde et le jour fuit. Viens, nouvelle épouse!

«Sèche tes larmes; ne crains rien, car jamais une beauté plus grande n'a vu le soleil se lever sur l'Océan.

«Enfants, levez les torches. J'aperçois le flammeum (voile rouge que l'épouse portait pour la cérémonie) qui s'avance. Allez, chantez en coeur: «Io hymen, dieu d'hyménée, Io hymen.»

«Et toi, dont hier et aujourd'hui encore les joues s'ombrageaient d'un léger duvet, mignon désormais inutile, le barbier va raser ton menton. Jette des noix aux enfants.

«Et toi, époux parfumé, tu regrettes, dit-on, tes mignons. Il faut leur dire adieu pour toujours. O hymen, dieu d'hyménée!

«Ce qui t'était permis avant le mariage ne l'est plus aujourd'hui. O hymen, dieu d'hyménée!»

«Nupta, tu quoque quæ tuus Vir petit, cave ne neges; Ne petitum aliundè est; Io hymen!

«Aspice intus ut accubans Vir luus Tyrio in toro Totus immineat tibi. Io hymen!