Il en était de même chez les Romains sous les Césars. On voit dans les poètes que toutes les dames romaines gardaient près d'elles leur nourrice qui devenait pour elles une confidente dévouée.
N° 7.—Motifs de la préférence donnée par Manou au mode de mariage des
Gandarvas.
La préférence donnée par Manou au mariage par consentement mutuel, sans l'intervention des parents, malgré les indélicatesses de toutes sortes qu'à nos yeux il entraîne, pourrait avoir son excuse si elle était fondée sur le droit qu'a chaque partie de disposer de soi, ou sur la considération du bonheur futur des deux époux. Mais, pour qui a étudié le livre de Manou et l'Inde, la raison de cette préférence est que les mariages d'amour réciproque sont les plus féconds; le législateur n'avait en vue que l'accroissement de la population, but unique des règles qu'il a tracées pour les rapports entre les deux sexes.
L'idée du plaisir naturel devait même être écartée lorsqu'un frère était appelé à donner un fils au frère décédé sans enfants, en s'unissant une fois avec sa veuve.
Au point de vue social, le motif du législateur hindou a certainement sa valeur; mais il ne doit pas primer la justice, ni dispenser de la loyauté.
N° 8.—Conseils d'Ovide pour la séduction.
Ces conseils pour la séduction d'une jeune fille ressemblent fort, d'ailleurs, à ceux qu'Ovide donne pour faire la conquête d'une belle.
«Si votre belle, dit-il, n'a pour vous que des rigueurs, ne perdez pas courage elle s'adoucira. Cédez d'abord pour vaincre ensuite.
«Quelqu'office qu'elle exige, remplissez-le promptement; blâmez ce qu'elle blâme, approuvez ce qu'elle approuve, assurez ce qu'elle assure, niez ce qu'elle nie, riez ou pleurez avec elle, composez votre visage sur le sien; si elle veut manier le dévidoir, son coup joué, manquez le vôtre exprès et passez-lui la main.
«Tenez vous-même le parasol déployé sur sa tête, frayez-lui le chemin à travers la foule; approchez avec empressement le marchepied de son lit; mettez ou ôtez la chaussure de ses pieds.