CHAPITRE I

Des auxiliaires pour les intrigues amoureuses.

Charayana dit qu'on peut se lier, pour être assisté par eux dans des affaires de coeur, avec des gens de condition inférieure: des buandiers, des barbiers, des vachers, des fleuristes, des droguistes, des aubergistes, des mendiants, des marchands de bétel, de pithamardas (magisters), des vitas (parasites) et des vidashka (bouffons).

On peut aussi avoir pour amies officieuses les femmes de ces gens.

Les auxiliaires nécessaires dans les intrigues amoureuses doivent posséder les qualités suivantes: adresse, hardiesse, pénétration, absence de scrupule et de honte, observation et appréciation exacte de tout ce qui se dit et se fait et de l'intention.

Bonnes manières, connaissance des temps et des lieux favorables pour chaque chose, initiative, intelligence vive, jugement rapide, esprit de ressources pour parer à tout sur le champ.

On distingue plusieurs sortes d'entremetteuses ou messagères d'amour[62]:

L'entremetteuse qui fait tout est celle qui, ayant remarqué l'amour mutuel de deux personnes, s'emploie spontanément à les réunir l'une à l'autre[63].

L'entremetteuse pour son propre compte, c'est la femme qui va trouver un homme dont elle veut être la maîtresse, ou bien celle qui, chargée d'une intrigue, travaille pour elle-même (App. 1).

3° La femme mariée qui sert d'intermédiaire à son époux[64].