A la Padmini, l'homme lièvre, c'est-à-dire actif, vif et éveillé.
A la Chitrini, l'homme cerf, celui qui recherche l'affection dans le commerce amoureux.
A la Hastini, l'homme taureau, c'est-à-dire qui a la force et le tempérament de cet animal.
A la Sankhini, l'homme cheval, celui qui a la vigueur et la fougue de l'étalon.
Il existe, disent les poëtes, une Padmini sur dix millions de femmes, une Chitrini sur dix mille, une Hastini sur mille; la Sankhini se trouve partout.
Cette proportion n'est point flatteuse pour le beau sexe dans l'Inde; heureusement, elle n'est point exacte. En général les Hindous, hommes et femmes, même dans les castes serviles, ont de très grands soins de propreté. La femme malpropre, la Sankhini, ne se trouve que dans la classe infime et hors caste, et chez les Pariahs des campagnes.
CHAPITRE III
De la possession des soixante-quatre talents ou arts de volupté enseignés par le Kama Soutra.
L'homme doit étudier le Kama Soutra après le Dharma et l'Artha, et la jeune fille elle-même doit en apprendre les pratiques; d'abord avant son mariage, et, ensuite, après, avec la permission de son mari[12].
[Note 12: Dans les pays musulmans, les femmes sont éduquées en vue d'exciter les sens par la danse et la mimique, etc.]