L'homme, en effet, qui y est exercé, gagne le coeur de sa propre femme et celui des femmes des autres hommes et des courtisanes.

APPENDICE AU CHAPITRE III

N° 1.—Il y a dans le Kama-Soutra mille choses qui peuvent dépraver une jeune fille, et que, conséquemment, elle doit ignorer, lors même qu'elle est mariée aussitôt qu'elle a atteint l'âge de puberté, comme il est d'usage dans l'Inde.

Dans cette contrée, tout est fait pour provoquer les désirs charnels, même chez les jeunes enfants des deux sexes.

Les chars sacrés sur lesquels on promène les images des Dieux, dans les grandes fêtes publiques, sont chargés de peintures et de sculptures d'une obscénité indescriptible, publiquement exposées à tous les regards, sans que personne songe à en éloigner les enfants.

A la jeune fille indienne s'appliquent pleinement les vers d'Horace:

«…….Incestos amores
A tenere meditatur ungui.»

Dès la plus tendre enfance, elle rêve d'impudiques amours.

N° 2.—Sauf quelques sculptures d'un naturalisme naïf dans des cathédrales du moyen âge et quelques pratiques équivoques, restes du paganisme qui lui ont survécu, on ne trouve rien de pareil chez les chrétiens d'aucune confession.

On lit dans le P. Gury (traduction P. Bert):