Note 227: Duclos (Charles Pinot, sieur), historiographe de France et secrétaire perpétuel de l'Académie française, né à Dinan le 12 février 1704, mort le 26 mars 1772. Maire de sa ville natale, de 1741 à 1750, il s'occupa avec sollicitude de ses intérêts et de son embellissement, encore bien qu'il résidât habituellement à Paris. C'est à lui qu'on doit les deux promenades des Grands et des Petits-Fossés, qui longent les anciennes fortifications de Dinan.[(retour)]

Note 228: «Broussais fut envoyé au collège de Dinan, où il fit un séjour de huit années.» Notice sur Broussais, par le Dr de Kergaradec, membre de l'Académie de Médecine.[(retour)]

Note 229: «On sait l'effroyable abus que Broussais et son école ont fait de la diète et des sangsues.» Dr de Kergaradec, op. cit.[(retour)]

Note 230: François-Jean Raphaël de Brunes, comte (et non marquis) de Montlouet, commissaire des États de Bretagne, né à Pleine-Fougères le 13 août 1728, mort à Bains-les-Bains en Lorraine le 2 août 1787.[(retour)]

Note 231: Luc-Jean, comte de Gouyon-Beaufort (et non Goyon), chevalier de Saint-Louis, né le 15 février 1725. Il fut guillotiné à Paris le 2 messidor an II (20 juin 1794). Sur les listes de MM. Campardon et Wallon, dans leurs Histoires du Tribunal révolutionnaire, il figure sous le nom de Guyon de Beaufort.[(retour)]

Note 232: «Les cavaliers turcs, dit l'abbé de Marolles, battus par l'armée chrestienne, près de Komorre, laissèrent neuf cornettes en la puissance des victorieux avec un bon nombre de chevaux, entre lesquels se trouvèrent quatre belles cavales d'une blancheur de poil extraordinaire, qui furent envoyées à ma mère avec un petit carrosse à la mode de ce pays-là, dont elle se servit assez longtemps pour aller à l'église de la paroisse qui estait à une petite lieue de notre maison, ou faire quelques visites dans le voisinage, et quand elle nous menait avec elle, ce nous estait une joye nompareille, parce qu'avec ce qu'elle nous estait la meilleure du monde, et que nous estions ravis de la voir, ce nous estait une réjouyssance nompareille de sortir et de nous aller promener.» Les Mémoires de Michel de Marolles, abbé de Villeloin, tome 1, p. 7. -- 1656.[(retour)]

Note 233: «Un seul incident variait ces soirées qui figureraient dans un roman du XIe siècle: Il arrivait que mon père, interrompant sa promenade, venait quelquefois s'asseoir au foyer pour nous faire l'histoire de la détresse de son enfance et des traverses de sa vie. Il racontait des tempêtes et des périls, un voyage en Italie, un naufrage sur la côte d'Espagne.
«Il avait vu Paris; il en parlait comme d'un lieu d'abomination et comme d'un pays étranger. Les Bretons trouvaient que la Chine était dans leur voisinage, mais Paris leur paraissait au bout du monde. J'écoutais avidement mon père. Lorsque j'entendais cet homme si dur à lui-même regretter de n'avoir pas fait assez pour sa famille, se plaindre en paroles courtes mais amères de sa destinée, lorsque je le voyais à la fin de son récit se lever brusquement, s'envelopper dans son manteau, recommencer sa promenade, presser d'abord ses pas, puis les ralentir en les réglant sur les mouvements de son cœur, l'amour filial remplissait mes yeux de larmes; je repassais dans mon esprit les chagrins de mon père, et il me semblait que les souffrances endurées par l'auteur de mes jours n'auraient dû tomber que sur moi.» Manuscrit de 1826.[(retour)]

Note 234: Voir, à l'Appendice, le n° VI: Histoires de voleurs et de revenants.[(retour)]

Note 235: «Je composai alors la petite pièce sur la forêt: Forêt silencieuse, que l'on trouve dans mes ouvrages» Manuscrit de 1826. A son retour de l'émigration, en 1800, Chateaubriand fit insérer ces vers dans le Mercure de France, que dirigeait son ami Fontanes. Ils reparurent, en 1828, au tome XXII des Œuvres complètes.[(retour)]

Note 236: Voyez mes Œuvres complètes. (Paris, note de 1837.) Ch.[(retour)]