Note 290: La pièce d'où ces vers sont extraits se trouve dans les Poésies de Chateaubriand (Œuvres complètes, tome XXII), où elle porte ce titre: les Alpes ou l'Italie.[(Retour au texte principal.)]

Note 291: Chateaubriand lui-même ne savait sans doute cela que du matin, pour l'avoir appris de son jeune ami Jean-Jacques Ampère, le seul homme de France qui s'intéressât alors aux choses de Scandinavie.[(Retour au texte principal.)]

Note 292: Ce Fotrad, fils d'Eupert, est amené ici d'un peu loin. Quand l'auteur composa cette partie de ses Mémoires, il avait encore l'esprit tout plein des longues et savantes recherches qu'il avait faites pour écrire ses Études historiques et ses chapitres sur les Franks.[(Retour au texte principal.)]

Note 293: Odet de Foix, vicomte de Lautrec, maréchal de France sous Louis XII, fit presque tontes ses armes autour de Milan. Chateaubriand aimait ce nom de Lautrec. Il le choisit ici pour personnifier en Italie la bravoure et la politesse française. Déjà, dans le Dernier Abencerage, il avait fait d'un autre Lautrec un type de vaillance et de chevalerie. Après tout, il y avait eu des alliances entre les Lautrec et les Chateaubriand. «Il était, dit Brantôme, parlant du vicomte de Lautrec, le maréchal de France, il était frère de madame de Chateaubriand, une très belle et très honnête dame que le roi aimait.»[(Retour au texte principal.)]

Note 294: François de Melzi (1753-1826). Il était vice-président de la République cisalpine, organisée en 1797 par le général Bonaparte, et qui avait pris, en 1802, le nom de République italienne. Lorsqu'au mois de mars 1805, elle devint le Royaume d'Italie, avec Napoléon pour roi et le prince Eugène de Beauharnais pour vice-roi, M. de Melzi fut nommé grand chancelier et garde des sceaux; il fut créé duc en 1807. Après les événements de 1814, il vécut dans la retraite.—Dans sa lettre à Joubert, du 21 juin 1803, Chateaubriand parle en ces termes du dîner de Milan: «J'ai dîné en grand gala chez M. de Melzi: il s'agissait d'une fête donnée à l'occasion du baptême de l'enfant du général Murat. M. de Melzi a connu mon malheureux frère: nous en avons parlé longtemps. Le vice-président a des manières fort nobles; sa maison est celle d'un prince, et d'un prince qui l'aurait toujours été. Il m'a traité poliment et froidement, et m'a toujours trouvé dans des conditions pareilles aux siennes.»[(Retour au texte principal.)]

Note 295: Napoléon-Charles-Lucien, prince Murat, second fils de Joachim Murat, né à Milan, le 16 mai 1803. Représentant du peuple en 1848 et 1849, sénateur le 26 janvier 1852, puis membre de la famille civile de l'Empereur (21 juin 1853) avec le titre d'Altesse impériale, il fut de 1852 à 1862, grand-maître de la maçonnerie. Il est mort à Paris, le 10 avril 1873.[(Retour au texte principal.)]

Note 296: «L'indigent patron», c'est saint François d'Assise.[(Retour au texte principal.)]

Note 297: François Cacault (1743-1805). Il avait débuté dans la diplomatie, en 1785, comme secrétaire d'ambassade à Naples. En 1793, il réussit à détacher la Toscane de la coalition européenne, et fut, en 1797, un des signataires du traité de Tolentino. Il remplit, de 1801 à 1803, les fonctions de ministre plénipotentiaire à Rome.[(Retour au texte principal.)]

Note 298: Le chevalier Artaud de Montor (1772-1840). Ancien émigré, ayant servi dans l'armée des princes, il était entré en 1798 dans la diplomatie. Il a composé de nombreux ouvrages, dont le plus important est l'Histoire du pape Pie VII.[(Retour au texte principal.)]

Note 299: Le lendemain, dans la ferveur de son enthousiasme, il écrit à Fontanes: