[39]: M. Suard.
[40]: L'abbé Morellet, qui avait publié en 1795 deux éloquents écrits en faveur des victimes de la Révolution, le Cri des familles et la Cause des pères.
[41]: Le comte de Ségur, fils du maréchal de Ségur et père du général de Ségur. Ce dernier, le futur historien de la guerre de Russie, avait été criblé de balles, à la bataille de Sommo-Sierra, le 30 novembre 1808; il avait reçu en pleine poitrine un biscaïen qui lui avait mis le cœur à découvert. Mutilé, sanglant, de sa main crispée tenant toujours son sabre, il lui fallut faire retraite avec ses compagnons sous une pluie de fer et de feu, exposé sans cesse à recevoir le coup décisif; il tomba enfin dans les bras de nos grenadiers du 96e. Pendant que le colonel de La Grange lui donnait les premiers soins, animé par la lutte, il criait encore: «En avant! en avant! que l'infanterie nous venge!» L'empereur le vit de loin, et s'étant informé: «Ah! pauvre Ségur! s'écria-t-il. Yvan, allez vite et sauvez-le moi!» (Le général Philippe de Ségur, par Saint-René Taillandier, p. 97.)
[42]: L'abbé Sicard.
[43]: Le comte d'Aguesseau.
[44]: Ducis,—le vieux Ducis fut particulièrement sensible à ce que Chateaubriand disait de lui. Il écrivait à M. Odogharty de La Tour, le 20 juillet 1814: «Dites bien, mon cher ami, à M. de Chateaubriand, combien je suis sensible à l'honneur de son estime. Ce qu'il a dit de moi dans son Discours de réception n'est point une chose vulgaire ni dite vulgairement. Il a le secret des mots puissants, et son suffrage est une puissance encore.»
[45]: Gabriel Legouvé, auteur de la Mort d'Abel, d'Epicharis et Néron et de la Mort d'Henri IV.
[46]: Raynouard, auteur de la tragédie des Templiers.
[47]: Laujon.
[48]: Parny, le chantre d'Éléonore, né à l'île Bourbon.