«Nous revînmes à Paris au mois d'octobre. L'étoile de Bonaparte commençait à pâlir...»
[63]: Mémoires de Mme la duchesse d'Abrantès, tome I, p. 32 et suiv.—D'après Mme d'Abrantès, «lorsque Constantin Comnène aborda en Corse, en 1676, à la tête de la colonie grecque, il avait avec lui plusieurs fils, dont l'un s'appelait Calomeros ... Calomeros, traduit littéralement, signifie bella parte ou buona parte. Le nom de ce Calomeros, qui s'établit ensuite en Toscane, a donc été italianisé.»
[64]: Las Cases. Ch.
[65]: Bonaparte est resté trois mois et demi au collège d'Autun, du 1er janvier au 12 mai 1779. (Napoléon inconnu, par Frédéric Masson, tome I, p. 47-52.)
[66]: Bonaparte est resté à l'École militaire de Brienne du 19 mai 1779 au 30 octobre 1784. (Masson, tome I, p. 53-86.)
[67]: Ce nom de Buonaparte s'écrivait quelquefois avec le retranchement de l'u: l'économe d'Ajaccio qui signe au baptême de Napoléon a écrit trois fois Bonaparte sans employer la voyelle italienne u. Ch.
[68]: La brochure d'Eckard, publiée en 1826, a pour titre: Question d'état civil et historique, Napoléon Buonaparte est-il né Français?
[69]: Depuis Eckard et Chateaubriand, cette question a été souvent agitée. Voir notamment, en faveur de la date de 1768, Th. Iung, Bonaparte et son temps, t. Ier, p. 39 et suiv.—Dr Fournier, Napoléon Ier (traduction Jaeglé, tome Ier, p. 5);—en faveur de la date de 1769, Jal, Dictionnaire critique de biographie et d'histoire, p. 898 et suiv., et surtout Frédéric Masson, Napoléon inconnu, t. Ier, p. 15-18.—Dans les Souvenirs intimes du baron Mounier, publiés en 1896, je trouve, sous la date du 22 février 1842, cette curieuse note: «J'avais cru que l'histoire de la naissance de Napoléon n'était qu'une petite invention en dénigrement; mais, l'autre jour, M. Séguier m'a dit qu'ayant été présenté au premier consul et persuadé que celui-ci était né en 1768, il lui avait répondu, à la question habituelle de l'âge,—le premier Consul ayant l'air de le trouver trop jeune: «J'ai le même âge que Votre Majesté, je suis né en 1768»; et que le premier Consul s'était tourné vers Caulaincourt en lui disant avec humeur: «Comment donc sait-il mon âge?» Quelques années après, M. Séguier en prit pied pour tenir un pari contre Hamelin (le mari de la célèbre), qui faisait naître Napoléon en 1769; M. Séguier gagna, au moyen de l'acte de naissance annexé à l'acte de mariage déposé aux archives des actes civils.»
[70]: Les papiers dont parle ici Chateaubriand avaient été, en 1815, enfermés par Napoléon lui-même dans un carton qu'il avait scellé de son cachet impérial et sur lequel il avait écrit ces mots: À remettre au cardinal Fesch seul. Ce carton fut emporté à Rome par Fesch, qui, dit-on, n'eut point la curiosité de l'ouvrir. À la mort du cardinal (13 mai 1839) son grand vicaire et futur biographe, l'abbé Lyonnet, rapporta à Dijon le carton impérial. Guillaume Libri, qui avait appris l'existence de ces papiers, décida leur détenteur à les lui vendre au profit des pauvres. La cession fut faite par acte notarié moyennant sept à huit mille francs. Après les avoir utilisés pour son travail de la Revue des Deux-Mondes: Souvenirs de la Jeunesse de Napoléon, manuscrits inédits, Libri les vendit très cher au comte d'Ashburnham. Le fils de ce dernier ayant mis en vente, en 1883, la collection paternelle, l'une des plus riches de l'Europe en documents de toutes sortes, le gouvernement italien s'est rendu acquéreur, l'année suivante, moyennant la somme de 23,000 livres sterling (675,000 francs), d'un lot d'environ dix-huit cents manuscrits, parmi lesquels figuraient les papiers de jeunesse de Napoléon. Ils se trouvent aujourd'hui à la Bibliothèque Laurentienne, à Florence.—Voir Frédéric Masson, Napoléon inconnu, tome Ier, Introduction.
[71]: Mémorial de Sainte-Hélène.