[190]: Le général Lannes occupa la ville de Pavie le 7 juin.

[191]: Le 9 juin.

[192]: La victoire de Marengo est du 14 juin. À quinze ans de là, presque jour pour jour, le 18 juin 1815, aura lieu la défaite de Waterloo.

[193]: François-Étienne Kellermann, duc de Valmy (1770-1835). Fils du maréchal Kellermann, le vainqueur de Valmy, il fut admis à siéger à la Chambre des pairs, par droit héréditaire, le 28 décembre 1820, en remplacement de son père. Il a publié en 1828 la Réfutation du duc de Rovigo ou la Vérité sur la bataille de Marengo.

[194]: La victoire d'Héliopolis est du 20 mars.

[195]: Le 19 juin 1800.

[196]: Comme Moreau, Villars, le 20 septembre 1702, avait remporté à Hochstedt une glorieuse victoire; mais, le 13 août 1704, les Français et les Bavarois, commandés par le maréchal de Tallart et l'Électeur de Bavière, avaient été entièrement défaits par le prince Eugène de Savoie et le duc de Marlborough. Les Anglais ont donné à cette dernière bataille le nom de Blenheim, village situé dans la même plaine qu'Hochstedt.

[197]: Le 25 décembre 1800.

[198]: «Il n'est jamais sorti de sa bouche un seul mot gracieux ou seulement bien tourné vis-à-vis d'une femme ... Il ne leur parle que de leur toilette, de laquelle il se déclare juge minutieux et sévère, et sur laquelle il leur fait des plaisanteries peu délicates, ou bien du nombre de leurs enfants, leur demandant en termes crus si elles les ont nourris elles-mêmes, ou les admonestant sur leurs relations de société.» C'est pourquoi «il n'y en a pas une qui ne soit charmée de le voir s'éloigner de la place où elle est.» (Mme de Rémusat, Mémoires, II, 77, 179.)—Quelquefois, ajoute M. Taine (Le Régime moderne, I, 92), il s'amuse à les déconcerter; il est médisant et railleur avec elles, en face, à bout portant comme un colonel avec ses cantinières: «Oui, mesdames, leur dit-il, vous occupez les bons habitants du faubourg Saint-Germain; ils disent, par exemple, que vous, Madame A..., vous avez telle liaison avec M. B...; vous, Madame C, avec M. D...» Si, par des rapports de police, il découvre une intrigue, «il ne tarde guère à mettre le mari au courant de ce qui se passe».—Thibaudeau, Mémoires sur le Consulat, p. 18: «Il leur faisait quelquefois de mauvais compliments sur leur toilette ou leurs aventures, c'était sa manière de censurer les mœurs.»—Le comte Chaptal, Mes Souvenirs sur Napoléon, p. 321: «Souvent même, il était malhonnête et grossier. Dans une fête de l'Hôtel de Ville, il répondit à Mme ***, qui venait de lui dire son nom: «Ah! bon Dieu! on m'avait dit que vous étiez jolie ...»; à une autre: «C'est un beau temps pour vous que les campagnes de votre mari»; à de jeunes personnes: «Avez-vous des enfants?»

[199]: «Sur ses propres fantaisies, dit M. Taine, p. 93, il n'est pas moins indiscret; ayant brusqué le dénouement, il divulgue le fait et dit le nom: bien mieux, il avertit Joséphine, lui donne des détails intimes et ne tolère pas qu'elle se plaigne: «J'ai le droit de répondre à toutes vos plaintes par un éternel moi