[413]: Allocution de Napoléon adressée, le 1er janvier, à la députation du Corps législatif.
[414]: Décret du 6 janvier 1814.
[415]: Chateaubriand a été ici induit en erreur par le Manuscrit de 1814, du baron Fain, lequel est d'ordinaire très exact. M. Fain et, avec lui, la plupart des historiens ont prétendu que Napoléon, à cette fin de janvier 1814, avait décidé de mettre le pape en liberté et l'avait fait partir pour Rome. M. Thiers, mieux informé, a très bien montré que Napoléon n'avait nullement en vue, à ce moment, la délivrance de l'auguste captif. Déjà les armées ennemies avaient occupé Dijon. Leurs coureurs d'avant-garde et quelques bandes de cosaques avaient apparu aux environs de Montereau. L'empereur, qui allait quitter Paris pour se rendre à Châlons et commencer la campagne de France, ne se souciait pas de laisser le Saint-Père à portée d'un coup de main de ses adversaires; il ne voulait pas non plus le rendre libre, de peur de compliquer ses affaires d'Italie. Il le fit donc partir de Fontainebleau, sous la conduite d'un commandant de gendarmerie, qui avait mission de le conduire, non à Rome, mais à Savone. Ce fut seulement le 10 mars, alors qu'il était obligé de se retirer sur Soissons, après les combats malheureux sur Laon, que Napoléon se décida à publier un décret par lequel il annonçait rétablir le pape dans la possession de ses États. Le même jour, il mandait au duc de Rovigo: «Écrivez à l'officier de gendarmerie qui est auprès du pape de le conduire, par la route d'Asti, de Tortone et de Plaisance, à Parme, d'où il le remettra aux avant-postes napolitains. L'officier de gendarmerie dira au Saint-Père que, sur la demande qu'il a faite de retourner à son siège, j'y ai consenti, et que j'ai donné ordre qu'on le transportât aux avant-postes napolitains.»—Voir Thiers, t. XVII, p. 208, et d'Haussonville, L'Église romaine et le premier Empire, t. V, p. 316, 325, 326.
[416]: Le colonel de gendarmerie Lagorsse.
[417]: Dans une maison appartenant à son ami Alexandre de Laborde. Voir ci-dessus la note de la page [58].
[418]: Reprise de Saint-Dizier par Napoléon en personne, le 27 janvier. Combat victorieux de Brienne, le 29.
[419]: Victoire de Champaubert, le 10 février; victoire de Montmirail, le 11; victoire de Montereau, le 18.
[420]: Par le traité de Chaumont, conclu, le 1er mars 1814, entre l'Autriche, la Grande-Bretagne, la Prusse et la Russie, les quatre puissances s'engageaient, dans le cas où la France n'accepterait pas les conditions de la paix proposée par les Alliés, le 17 février, à poursuivre la guerre avec vigueur et à employer tous leurs moyens, dans un parfait concert, afin de procurer une paix générale.—Chacune des trois puissances continentales devait tenir constamment en campagne active 150,000 hommes au complet.—Aucune négociation séparée n'aurait lieu avec l'ennemi commun.—L'Angleterre fournirait un subside annuel de 120 millions de francs, à répartir entre ses trois alliés.—Le but du traité étant de maintenir l'équilibre en Europe et de prévenir les envahissements qui, depuis si longtemps, désolaient le monde, la durée en était fixée à une période de vingt années.
[421]: Elle était placée sous les ordres du maréchal Augereau, duc de Castiglione.
[422]: Le Congrès de Châtillon, entre les quatre puissances alliées et la France, s'était ouvert le 5 février 1814. La France était représentée par le duc de Vicence; l'Autriche, par le comte de Stadion; la Prusse, par le baron de Humboldt; la Russie, par le comte Razumowsky; l'Angleterre, par sir Charles Stewart, frère de lord Castlereagh, chef du cabinet britannique. L'Angleterre était représentée en outre par lord Cathcart et lord Aberdeen.