[448]: Odes et Ballades, ode sur Buonaparte. Voir aussi, dans le même recueil, l'ode qui a pour titre: Les Deux Îles.

[449]: Mémoire au Roi, par Carnot; 1814.

[450]: Le texte complet de cet ordre du jour a été donné par le baron Fain dans son Manuscrit de Mil huit cent quatorze, p. 375.

[451]: M. de Talleyrand habitait l'hôtel qui fait le coin de la place de la Concorde et de la rue Saint-Florentin. Après la mort du prince de Talleyrand, il fut occupé par la princesse de Liéven. Il est aujourd'hui la propriété de M. Alphonse de Rothschild.

[452]: Récit historique sur la restauration de la royauté en France le 31 mars 1814, par M. de Pradt, 1815.

[453]: Pierre-Riel, marquis de Beurnonville (1752-1821). Ministre de la guerre (4 février—11 mars 1793); général en chef de l'armée de Sambre-et-Meuse, puis de l'armée du Nord; ambassadeur à Berlin, puis à Madrid, sous le Consulat; sénateur le 1er février 1805; comte de l'Empire le 23 mai 1808.—Louis XVIII le nomma ministre d'État, pair de France le 4 juin 1814, maréchal de France le 3 juillet 1816. En 1817, il le créa marquis et, en 1820, lui donna le cordon bleu à l'occasion de la naissance du duc de Bordeaux.

[454]: Arnail-François, marquis de Jaucourt (1757-1852). Il était sénateur depuis le 31 octobre 1803. Napoléon l'avait fait comte le 26 avril 1808. Nommé, le 13 mai 1814, par Louis XVIII, ministre d'État et pair de France, il fut chargé, le 4 juin, de l'intérim des Affaires étrangères, tandis que Talleyrand représentait la France au Congrès de Vienne. Pendant les Cent-Jours, il fut de ceux que Napoléon mit hors la loi. Il suivit le roi à Gand, et à la seconde Restauration, après avoir été quelque temps ministre de la marine, il devint membre du conseil privé.

[455]: Emerick-Joseph-Wolfgand-Héribert, duc de Dalberg (1773-1833). Il était le neveu de Charles de Dalberg, qui fut archichancelier de l'Empire, prince-primat de la Confédération du Rhin et grand-duc de Francfort. Naturalisé Français après le traité de Vienne (1809), et chargé de négocier le mariage de Napoléon avec Marie-Louise, Emerick de Dalberg fut créé duc de l'Empire (14 août 1810), conseiller d'État (14 octobre suivant), et reçut une dotation de quatre millions. Il suivit M. de Talleyrand dans sa disgrâce et se retrouva à ses côtés en 1814.

[456]: François-Xavier-Marc-Antoine, duc de Montesquiou-Fezensac (1756-1832). Député du clergé de la ville de Paris à l'Assemblée constituante, il avait été l'un des principaux orateurs du côté droit. L'Empire l'avait exilé à Menton. Il fut ministre de l'Intérieur du 13 mai 1814 au 20 mars 1815. Pair de France le 17 août 1815, membre de l'Académie française en vertu de l'ordonnance du 21 mars 1816, créé comte en 1817, puis duc en 1821, il fut autorisé à transmettre la pairie à son neveu Raymond de Montesquiou, plus tard duc de Fezensac et auteur des Souvenirs militaires de 1804 à 1814.

[457]: Voir sur Dupont de Nemours la note 2 de la page 383. Il ne fit pas partie, à proprement parler, du Gouvernement provisoire, auprès duquel il remplissait seulement les fonctions de secrétaire.