Note 99: Proposition faite à la Chambre des pairs, dans la séance du 23 novembre 1816, et tendante à ce que le Roi soit humblement supplié de faire examiner ce qui s'est passé aux dernières élections, afin d'en ordonner ensuite selon sa justice; suivie des pièces justificatives annoncées dans la proposition.—Œuvres complètes, T. XXIII, p. 159.[Retour au Texte Principal]

Note 100: Opinion sur le projet de loi relatif aux finances, prononcée à la Chambre des pairs, dans la séance du 21 mars 1817.—Œuvres complètes, T. II, p. 226.[Retour au Texte Principal]

Note 101: Jean-Baptiste-Guillaume-Marie-Anne-Séraphin-Joseph, comte de Villèle (1773-1854). Membre de la Chambre des députés de 1815 à 1828. Ministre sans portefeuille du 21 décembre 1820 au 27 juillet 1821. Le 14 décembre de cette même année, il devint ministre des finances, et, le 7 septembre 1822, président du Conseil. Il garda le pouvoir jusqu'au 4 janvier 1828, et, en le quittant, obtint la dignité de pair. Louis XVIII l'avait fait comte le 17 août 1822. Après la révolution de Juillet, il se retira à Toulouse, sa ville natale, où il mourut le 13 mars 1854.—Son petit-fils, M. de Neuville, a publié les Mémoires et Correspondance du comte de Villèle, 5 vol. in-8o, 1889.[Retour au Texte Principal]

Note 102: Jacques-Joseph-Guillaume-François-Pierre, comte de Corbière (1766-1853). Il a fait partie, en 1797, du Conseil des Cinq-Cents; mais, à partir de 1815, sa fortune politique se confond entièrement avec celle de M. de Villèle. Tous deux sont députés de 1815 à 1828; tous deux sont ministres en titre, du 14 décembre 1821 au 4 janvier 1828, l'un aux finances et l'autre à l'intérieur. Louis XVIII les a fait comtes le même jour; le même jour, Charles X les fait pairs de France. Après les journées de Juillet, tous deux se retirent dans leur province, pour mourir à peu de mois de distance, Corbière en 1853, Villèle en 1854.[Retour au Texte Principal]

Note 103: Jean-Pierre Piet-Tardiveau (1763-1848), député de 1815 à 1819 et de 1820 à 1828. Les députés de l'opposition de droite, en 1816 et 1817, se réunissaient chez lui, rue Thérèse, no 8. Lorsque MM. de Villèle et Corbière arrivèrent au pouvoir, leurs amis continuèrent à fréquenter son salon et... sa salle à manger. Les auteurs de la Villéliade et de la Corbiéréide, MM. Barthélemy et Méry, nous le montrent, au début du premier de ces poèmes, donnant à dîner aux députés du centre:

Piet, traiteur du Sénat......

et plus loin, au chant cinquième, tirant à la cible dans la Charte constitutionnelle:

Muni de ses besicles,
Piet de l'auguste cible emporte deux articles.[Retour au Texte Principal]

Note 104: Charles-Guillaume Étienne (1778-1845), auteur dramatique, publiciste et homme politique. Le succès de sa comédie les Deux Gendres (1811) lui avait ouvert les portes de l'Académie française. La protection du duc de Bassano, dont il avait été le secrétaire, lui avait valu d'être nommé censeur du Journal de l'Empire, et d'être chargé, en qualité de chef de la division littéraire, de la police des journaux. Sous la Restauration, l'ex-censeur impérial devint un libéral ardent et fit aux Bourbons, dans la Minerve française et dans le Constitutionnel, une opposition des plus vives. Le succès de ses «Lettres sur Paris», publiées dans le premier de ces deux journaux, détermina les électeurs de la Meuse à le choisir pour député en 1820. Il siégea à la Chambre de 1820 à 1824. Réélu en 1827, il fut, au mois de mars 1830, le principal rédacteur de l'adresse des 221. Le gouvernement de Juillet le nomma pair de France, le 7 novembre 1839. À l'égal du gouvernement et des hommes de la Restauration, M. Étienne haïssait les romantiques; l'Académie lui joua le mauvais tour de lui donner pour successeur le comte Alfred de Vigny.—La Minerve française, dont Étienne était le principal rédacteur, avait été fondée en février 1818, neuf mois avant le Conservateur; elle paraissait une fois par semaine, mais à des jours indéterminés, ce qui lui permettait, n'ayant pas d'une manière absolue la forme périodique, d'échapper à la censure. Les collaborateurs d'Étienne à la Minerve étaient Benjamin Constant, Évariste Dumoulin, Aignan, Jay, Jouy, Lacretelle aîné et Tissot.[Retour au Texte Principal]

Note 105: Le Conservateur commença de paraître au mois d'octobre 1818.—Voir l'Appendice no III: Le Conservateur.[Retour au Texte Principal]