M. DE CHATEAUBRIAND À M. DE TALARU[223].

«Paris, 9 juin 1824.

«Je ne suis plus ministre, mon cher ami; on prétend que vous l'êtes. Quand je vous obtins l'ambassade de Madrid, je dis à plusieurs personnes qui s'en souviennent encore: «Je viens de nommer mon successeur.» Je désire avoir été prophète. C'est M. de Villèle qui a le portefeuille par intérim.

«Chateaubriand.»

M. DE CHATEAUBRIAND À M. DE RAYNEVAL[224].

«Paris, 16 juin 1824.

«J'ai fini, monsieur; j'espère que vous en avez encore pour longtemps. J'ai tâché que vous n'eussiez pas à vous plaindre de moi.

«Il est possible que je me retire à Neuchâtel, en Suisse; si cela arrive, demandez pour moi d'avance à Sa Majesté prussienne sa protection et ses bontés: offrez mon hommage au comte de Bernstorff, mes amitiés à M. Ancillon, et mes compliments à tous vos secrétaires. Vous, monsieur, je vous prie de croire à mon dévouement et à mon attachement très sincère.

«Chateaubriand.»

M. DE CHATEAUBRIAND À M. DE CARAMAN[225].