Note 104: Il ne s'agit ici ni du célèbre archéologue Ennius-Quirinus Visconti, qui était mort en 1818, ni de son fils, Louis Visconti, architecte de l'empereur Napoléon III, à qui l'on doit l'achèvement du Louvre, et qui en 1829 habitait la France, où son père l'avait fait naturaliser dès 1798. Le Visconti dont parle Chateaubriand est le chevalier Philippe-Aurélien Visconti (1754-1831), frère d'Ennius-Quirinus. Il était en 1829 commissaire du musée et des antiquités de Rome et président de l'Académie des beaux-arts. On lui doit, outre le premier volume du Musée Chiaramonti, un grand nombre de notices et descriptions de fresques ou de sculptures antiques.[Retour au Texte Principal]
Note 105: Armand-Charles, comte Guilleminot (1774-1840). Général de division depuis le 28 mars 1813, il devint, lors de la campagne de 1823 en Espagne, chef d'état-major du duc d'Angoulême, et, en récompense de ses services, fut créé pair de France (9 octobre 1823), et envoyé par Louis XVIII comme ambassadeur à Constantinople, où il resta de 1824 à 1831.[Retour au Texte Principal]
Note 106: Une exploration de la Morée faite au point de vue de la science et des arts avait été organisée par le gouvernement, et M. Charles Lenormant avait été désigné pour en faire partie. Sa femme, nièce de Mme Récamier, se disposait à le rejoindre.[Retour au Texte Principal]
Note 107: Napoléon-Auguste, duc de Montebello (1801-1874), fils du maréchal Lannes. En considération des services militaires rendus par son père, tué glorieusement à Essling, il avait été nommé pair de France le 27 janvier 1827, mais il ne prit séance qu'après la révolution de Juillet. Dans l'intervalle, il avait voyagé aux États-Unis, puis avait été attaché à l'ambassade de France à Rome. Il devint en 1836 ambassadeur de France près la Confédération helvétique, et, en 1838, ambassadeur à Naples. Ministre de la Marine, du 9 mai 1847 au 24 février 1848, représentant du peuple à l'Assemblée législative, de 1849 à 1851, il fut nommé sénateur le 5 octobre 1864 et remplit les fonctions d'ambassadeur à Saint-Pétersbourg, du 15 février 1858 au 6 janvier 1866.—Alors qu'il était à Rome secrétaire de l'ambassade, il demanda un jour à Chateaubriand, en présence de M. de Marcellus, la permission d'aller voir sa marraine, la duchesse de Saint Leu, qu'une loi tenait éloignée du royaume. «Allez, monsieur, allez», lui dit l'ambassadeur; «à Dieu ne plaise que je vous en empêche. Portez-lui mes hommages. La liberté n'a plus rien à craindre de la gloire.»—Lorsque le jeune attaché fut sorti, Chateaubriand dit à M. de Marcellus: «L'un des grands griefs qui m'a fait éloigner de Rome quand j'y étais premier secrétaire de l'ambassade du cardinal Fesch, c'est une visite au roi de Sardaigne retiré du trône, visite, disait-on, qui sentait le royaliste et l'émigré. Aujourd'hui, ambassadeur à Rome à mon tour, c'est moi qui envoie un de mes officiers saluer une reine en retraite et proscrite: ma vie est pleine de ces contrastes.»[Retour au Texte Principal]
Note 108: Il s'agit toujours des ordonnances du 16 juin 1828.[Retour au Texte Principal]
Note 109: L'ouverture des Chambres avait eu lieu le 27 janvier. Le discours du trône contenait en effet cette phrase: «L'expérience a dissipé le prestige des théories insensées; la France sait bien, comme vous, sur quelles bases son bonheur repose, et ceux même qui le chercheraient ailleurs que dans l'union sincère de l'autorité royale et des libertés que la Charte a consacrées seraient hautement désavoués par elle.»[Retour au Texte Principal]
Note 110: Je me trompais. (Note de 1837.) Ch.[Retour au Texte Principal]
Note 111: Le cardinal de Clermont-Tonnerre. Il en a déjà été parlé au tome II des Mémoires. (Voy. la note 1 de la page 336.) En 1829, l'archevêque de Toulouse était en assez mauvais termes avec le gouvernement du roi. Lors de l'ordonnance royale du 16 juin 1828 sur les petits séminaires, il avait protesté avec éclat, terminant par ces paroles sa lettre au ministre des Affaires ecclésiastiques, monseigneur Feutrier: «Monseigneur, la devise de ma famille qui lui a été donnée par Calixte II, en 1120, est celle-ci: Etiamsi omnes, ego non. C'est aussi celle de ma conscience. J'ai l'honneur d'être, avec la respectueuse considération due au ministre du roi, ✝ A. J. cardinal-archevêque de Toulouse.» À la suite de cette lettre, le roi fit notifier au prélat défense de paraître à la cour.[Retour au Texte Principal]
Note 112: Ce livre a été composé à Rome (février-mai 1829) et à Paris (août-septembre 1830).[Retour au Texte Principal]
Note 113: Voir, à l'Appendice, le no 1: La Mort de Léon XII.[Retour au Texte Principal]