Note 160: En même temps que cette lettre, Chateaubriand envoyait à Mme Récamier le billet suivant destiné au jeune Canaris:

«Rome, 9 avril 1829.

«Mon cher Canaris, je vous dois depuis longtemps une réponse. Vous m'excuserez, parce que j'ai eu beaucoup d'affaires. Voici mes recommandations:

«Aimez bien Mme Récamier. N'oubliez jamais que vous êtes né en Grèce; que ma patrie devenue libre a versé son sang pour la liberté de la vôtre, soyez surtout bon chrétien, c'est-à-dire honnête homme, et soumis à la volonté de Dieu. Avec cela, mon cher petit ami, vous maintiendrez votre nom sur la liste de ces anciens fameux Grecs, où l'a déjà placé votre illustre père.

«Je vous embrasse.

«Chateaubriand.»[Retour au Texte Principal]

Note 161: Umbræ enim transitus est tempus nostrum. (Livre de la Sagesse.)[Retour au Texte Principal]

Note 162: Le duc de Modène se défendait de cette accusation. Voir, dans Chateaubriand et son temps, p. 363, les explications que donne à ce sujet M. de Marcellus.[Retour au Texte Principal]

Note 163: «Le cardinal de Clermont-Tonnerre, dit M. de Marcellus (Chateaubriand et son temps, p. 358), parti de Toulouse trop tard pour arriver à l'ouverture du conclave, vint me voir à Lucques pour en avoir des nouvelles, et pour se rendre à Rome par la voie la plus courte, en évitant Florence. Je lui signalai la route de traverse peu suivie qui longeait le lac de Biguglia; il la prit sans hésiter. Tout alla bien jusqu'au passage de l'Arno; mais là, en mettant pied à terre, M. de Clermont-Tonnerre se foula un nerf. Cet accident le retint plusieurs jours à Sienne et ne lui permit d'entrer au conclave que le dernier des cardinaux français.»[Retour au Texte Principal]

Note 164: Hélène-Paulouwna (Frédérique-Charlotte-Marie) était la fille du prince Paul de Wurtemberg. Née le 9 janvier 1807, elle avait épousé, le 19 février 1824, le grand-duc Michel Paulowitch, frère du tzar Alexandre et du grand-duc Nicolas, qui allait devenir, l'année suivante, empereur de Russie.[Retour au Texte Principal]