Note 314: Le président de la Chambre des pairs était alors, et depuis le 4 août, le baron Pasquier. On lit dans ses Mémoires, t. VI, p. 331: «M. Pastoret ayant donné sa démission de chancelier et de président de la Chambre des pairs, il fallut pourvoir à son remplacement; le choix était tombé sur moi. Je pourrais dire que ce n'était pas une affaire de préférence, tous les membres de la Chambre en état de la présider se trouvant ou absents ou dans des positions qui ne permettaient pas de penser à eux. J'hésitai beaucoup avant d'accepter, mais la conservation de la Chambre des pairs était pour le pays de la plus haute importance. Je la savais menacée; cette considération me décida. Je pris possession du fauteuil à la séance du 4 août....»[Retour au Texte Principal]
Note 315: Le baron Louis.[Retour au Texte Principal]
Note 316: C'était toujours M. de Sémonville. Chateaubriand, qui ne le pouvait souffrir, disait un jour de lui à M. de Marcellus: «Souple à tous les régimes, il a passé du Sénat à la pairie héréditaire, puis déshéritée; peu lui importent les hommes, pourvu qu'il garde ses traitements. Populus me sibilat, at mihi plaudo....» Chateaubriand et son temps, p. 387.[Retour au Texte Principal]
Note 317: M. Dupont de l'Eure.[Retour au Texte Principal]
Note 318: Dans son itinéraire de Rambouillet à Cherbourg, le cortège royal, en traversant le val de Vire, passa non loin de la maison de Chênedollé, l'ami de Chateaubriand. Le généreux poète était sur la route, entouré de tous les siens, tenant à la main des branches de lis qu'ils offrirent au vieux roi prêt à quitter, pour ne plus les revoir, les rivages de la patrie: noble et touchante inspiration! Adieux de la Poésie à la Royauté sur le chemin de l'exil! Traduction vraiment française du vers de Virgile: Manibus date lilia plenis![Retour au Texte Principal]
Note 319: Ce fut le 16 août que Charles X s'embarqua à Cherbourg. Voir, à l'Appendice, le no V: Le Départ de Cherbourg.[Retour au Texte Principal]
Note 320: (Note. Paris, 3 décembre 1840.) Ch.[Retour au Texte Principal]
Note 321: Chateaubriand ne disait ici rien que de vrai. Ses correspondances diplomatiques sont des chefs-d'œuvre. Un juge autorisé, l'auteur de la Politique de la Restauration en 1822 et 1823, n'a rien exagéré, lorsqu'il a écrit: «Réunissez tout ce que nous font lire ici les Mémoires d'Outre-tombe, aux dépêches que l'Histoire du Congrès de Vérone et la Politique de la Restauration ont mises sous vos yeux, et vous aurez une sorte de manuel de l'art de la Négociation écrite. On ne rend pas encore une justice complète à la direction imprimée alors à la France par M. de Chateaubriand, à cette correspondance intime qu'il adressait, toute de sa main, aux quatre coins de l'Europe; enfin à son action personnelle toujours mise en avant et à la place de l'action de ses collaborateurs subalternes: l'exercice sans doute en a été trop court, ou peut-être l'éclat de ses œuvres littéraires a-t-il fait pâlir cette part de sa renommée; mais, en la signalant à nos jeunes successeurs, qui fréquentent aujourd'hui le vestibule du métier, les archives des Affaires étrangères, nous ne nous lasserons pas de leur dire que nul athlète, dans les temps modernes, n'a tenu d'une main plus ferme et porté plus avant les armes du combat politique et le sceptre de la diplomatie.» (M. de Marcellus, Chateaubriand et son temps, p. 395.)[Retour au Texte Principal]
Note 322: Voyez les lettres et dépêches des diverses cours, dans le Congrès de Vérone; consulter aussi l'Ambassade de Rome. Ch.[Retour au Texte Principal]
Note 323: Ce livre a été écrit à Paris et à Genève, d'octobre 1830 à juin 1832.[Retour au Texte Principal]