Note 334: Ceci se rapporte à ma carrière littéraire et à ma carrière politique laissées en arrière, lacunes qui sont maintenant comblées par ce que je viens d'écrire dans ces dernières années, 1838 et 1839. (Paris, note de 1839.) Ch.[Retour au Texte Principal]
Note 335: Hyacinthe a l'habitude de copier, presque malgré moi, mes lettres et celles qu'on m'adresse, parce qu'il prétend avoir remarqué que j'étais souvent attaqué par des personnes qui m'avaient écrit des admirations sans fin et qui s'étaient adressées à moi pour des demandes de service. Quand cela arrive, il fouille dans des liasses à lui seul connues, et, comparant l'article injurieux avec l'épître louangeuse, il me dit: «Voyez-vous, monsieur, que j'ai bien fait!» Je ne trouve pas cela du tout: je n'attache ni la moindre foi ni la moindre importance à l'opinion des hommes; je les prends pour ce qu'ils sont et je les estime pour ce qu'ils valent. Jamais je ne leur opposerai pour mon compte ce qu'ils ont dit publiquement de moi et ce qu'ils m'ont dit en secret; mais cela divertit Hyacinthe. Je n'avais point de copie de mes lettres à Madame Récamier; elle a eu la bonté de me les prêter. (Note de Paris, 1836.) Ch.[Retour au Texte Principal]
Note 336: Cette lettre à Madame Récamier et celles qui vont suivre sont exactement conformes aux originaux. «Les lettres, dit Mme Lenormant, que M. de Chateaubriand, pendant son séjour en Suisse, écrivit à Madame Récamier, ont été imprimées dans les Mémoires d'Outre-tombe. Nous les avons collationnées sur les originaux, et, cette fois, nous les trouvons reproduites avec une fidélité scrupuleuse.» Souvenirs et Correspondance tirés des papiers de Madame Récamier, t. II, p. 396.[Retour au Texte Principal]
Note 337: Ce «personnage singulier» était le célèbre chanteur Elleviou (1772-1842), qui avait jadis fait merveille, sous le Consulat et l'Empire, au Théâtre Feydeau. Il s'était, dès 1813, retiré aux environs de Lyon, où il se livrait à l'agriculture. Il était breton comme Chateaubriand, étant né à Rennes, où son père était chirurgien.—Une des pièces où il avait eu le plus de succès était Maison à vendre, opéra-comique d'Alexandre Duval pour les paroles, et de Dalayrac pour la musique. À la seconde représentation de cette pièce, Alexandre Duval (encore un breton) avait réuni dans sa loge quelques amis, parmi lesquels le peintre Carle Vernet, aussi célèbre par ses calembours que par ses tableaux. On arrivait à la fin de la pièce, et Vernet ne s'était pas encore déridé, «Qu'avez-vous donc, lui dit l'auteur, et pourquoi faire ainsi grise mine?» Et Carle Vernet de répondre d'un ton bourru: «Eh bien! oui, je suis furieux. Vous m'annoncez une Maison à vendre et je ne vois qu'une pièce à louer.»[Retour au Texte Principal]
Note 338: L'écriture de Madame Récamier n'avait pas de peine à être plus petite que celle de Chateaubriand, lequel écrivait en caractères d'un demi-pouce de haut, et comme s'il n'y avait que des majuscules dans l'alphabet.[Retour au Texte Principal]
Note 339: Cousin de Benjamin Constant.[Retour au Texte Principal]
Note 340: Albertine-Adrienne Necker de Saussure (1766-1841), fille du célèbre naturaliste H.-B. de Saussure et cousine de Madame de Staël. Elle a publié en 1820 une Notice sur le caractère et les écrits de Mme de Staël. Son principal ouvrage, l'Éducation progressive, ou Étude du cours de la vie (3 vol. in-8o) a été couronné en 1839 par l'Académie française.[Retour au Texte Principal]
Note 341: Il s'agit ici de Delphine Gay, qui venait d'épouser Émile de Girardin.[Retour au Texte Principal]
Note 342: Nom d'un quartier de Genève. Les Pâquis s'étendent sur la rive droite du lac, de la rue du Mont-Blanc à peu près à la route de Lausanne.[Retour au Texte Principal]
Note 343: Voir, à l'Appendice, le no VIII: Lettres de Genève.[Retour au Texte Principal]