[29] Appendice, [notes du chap. I]er.
[30] Voyez l'[Appendice], [notes du chap. I]er.
[31] Gallia Christiana, tome VIII, page 1715; Vie de Bossuet, par M. de Beausset, tome II, livre VII.—Il ne faut pas confondre cette abbesse de Jouarre avec sa nièce, Mme Albert de Luynes, fille du second duc de Luynes, qui a été aussi, avec une de ses sœurs, religieuse à Jouarre, et à laquelle Bossuet a écrit tant de lettres touchantes.
[32] Mémoires, tome Ier, page 221.
[33] Voyez la Jeunesse de Mme de Longueville, chap. II, p. 129-130.
[34] M. le duc de Luynes a fait de l'antique château des Guise un séjour à la fois splendide et charmant qui peut rivaliser avec les plus célèbres résidences de l'aristocratie anglaise. Où trouver ailleurs cette grandeur et cette simplicité, cet exquis sentiment de la nature et de l'art, ces belles eaux, ces magnifiques promenades, et aussi cette vaste bibliothèque, ces admirables portraits de famille, ces peintures ou du moins ces grandes esquisses de M. Ingres, et cette statue de Louis XIII, en argent massif, monument d'une généreuse reconnaissance? Et lorsqu'on vient à penser que celui qui a rassemblé toutes ces belles choses a consacré sa fortune au bien public en tout genre, qu'il nous a donné l'acier de Damas, les ruines de Sélinonte, l'histoire de la maison d'Anjou à Naples, la Minerve du Parthénon; que depuis trente ans, secondé par une compagne digne de lui, il répand les asiles, les écoles, les hospices, encourage et soutient les savants et les artistes, lui-même un des premiers archéologues de l'Europe, ami d'une liberté sage, et favorable à toutes les bonnes causes populaires, on se dit: Il y a donc encore un grand seigneur en France!
[35] Il avait, en 1620, marié sa nièce, Mlle de Pontcourlai, à M. de Combalet, neveu de Luynes, qui la laissa veuve de très-bonne heure.
[36] Mémoires, collection Petitot, t. II, p. 403: «Il faut pourvoir au cœur, c'est-à-dire au dedans.» Ibid., p. 407: «Il ne faut pas aussi entrer en rupture avec les Espagnols et venir avec eux à une guerre déclarée.»
[37] Mémoires, t. Ier, p. 12. Mme de Motteville dit même, p. 11, qu'auparavant et encore en 1622, la reine étant grosse, se blessa en courant après sa surintendante qui était encore la duchesse et connétable de Luynes. Bassompierre, Mémoires, collection Petitot, 2e série t. XX, p. 376: «La reine devint grosse, et c'étoit de six semaines, quand un soir... s'en retournant coucher et passant près la grande salle du Louvre, Mme la connétable de Luynes et Mlle de Verneuil la tenant sous les bras et la faisant courir, elle broncha et tomba, dont elle se blessa et perdit son fruit... On fit savoir au roi comme et en quelle façon elle s'étoit blessée, et il s'anima tellement contre les deux dames, qu'il manda à la reine qu'il ne vouloit plus que Mlle de Verneuil et Mme la connétable fussent auprès d'elle, et leur écrivit à chacune une lettre pour leur faire savoir qu'elles eussent à se retirer du Louvre.» Le mariage de la connétable avec le duc de Chevreuse, qui avait beaucoup de crédit auprès du roi, arrangea tout, et sauva pour quelque temps la surintendante, Mémoires de Fontenai-Mareuil, collection Petitot, 1re série, t. L, p. 350.
[38] Mme de Motteville, t. Ier, p. 13, et Mme de Sablé, chap. Ier, p. 13 et 14.