[89] Cinquième lettre, recueil de Laborde, p. 227.

[90] Troisième lettre, ibid., p. 223.

[91] Recueil de Laborde, p. 228.

[92] Voici trois de ces lettres, que nous tirons du recueil de Laborde, p. 210, etc. Première lettre: «Si mes plaintes ont touché les âmes les plus insensibles quand mon soleil manquoit de luire dans les allées dédiées à l'amour, où seront ceux qui ne prendront part à mes sanglots dans une prison où ses rayons ne peuvent jamais entrer, et mon sort (est) d'autant plus rigoureux qu'il me défend de lui faire savoir mon cruel martyre? Dans cette perplexité, je me loue de mon maître qui fait seulement souffrir le corps, et murmure contre les merveilles de ce soleil, dont l'absence tue l'âme et cause une telle métamorphose que je ne suis plus moi-même que dans la persistance de l'adorer, et mes yeux qui ne servoient qu'à cela sont justement punis de leur trop grande présomption par plus de larmes versées que n'en causa jamais l'amour.»—Deuxième lettre: «Puisque ma vie dépend de vous, je ne crains pas de l'hasarder pour vous faire savoir que je vous aime; recevez-en donc ce petit témoignage, et ne condamnez pas ma témérité. Si ces beaux yeux que j'adore regardent cette lettre, j'augure bien de ma fortune; et s'il advient le contraire, je ne souhaite plus ma liberté puisque j'y trouve mon supplice.»—Troisième lettre: «Ce n'est pas de cette heure que j'ai reconnu de la divinité en vos beautés, mais bien commencé-je à apprendre qu'il faut vous servir comme déesse, puisqu'il ne m'est pas permis de vous faire savoir mon amour, sans courre fortune de la vie; prenez-en donc du soin puisqu'elle vous est toute dédiée, et si vous la jugez digne d'être conservée, dites au compagnon de mes malheurs qu'il vous souviendra quelquefois que je suis le plus malheureux des hommes. Il ne faut que lui dire oui.»

[93] Recueil de Laborde, p. 68, etc.

[94] Recueil de Laborde, p. 241 et 242, onzième lettre à Richelieu: «Depuis que vous me fîtes l'honneur de me dire qu'elle avoit médit de moi, je n'ai plus eu d'autre intérêt que de me conserver, etc.»

[95] Recueil de Laborde, p. 96.

[96] Ibid., p. 139-140.

[97] Ibid., p. 97.

[98] Ibid., p. 127.