[368] Une autre main: le but de son voyage.

[369] Pendant tout le procès, Louvigni n'a cessé de s'entendre avec le cardinal, car il y a aux archives des affaires étrangères, France, t. XXXVIII, dans l'extrait de la correspondance de 1626, un billet de Louvigni à Richelieu, du 15 Juillet: «Il ne peut aller trouver monseigneur le cardinal, de peur de se rendre suspect et de se mettre par là hors d'état de servir.»

[370] Telle est la déposition en quelque sorte authentique de Monsieur. Avait-il été plus loin dans des conversations confidentielles? Nous trouvons dans les papiers de Richelieu, aux archives des affaires étrangères, France. t. XXXIX, fol. 318, ces lignes de la main de Cheré, un des secrétaires du cardinal: «Secretissime... Hébertin (Monsieur) a dit clairement que Chesnelle (la reine Anne) et la lapidaire (Mme de Chevreuse) s'étoient mises à genoux devant lui pour le prier de n'épouser pas Mlle de Montpensier, et qu'autrefois elles lui disoient, voyant cette condition impossible, qu'au moins il ne l'épousât point qu'il ne se fût souvenu du colonel et ne l'eût délivré». Richelieu, dans ses Mémoires, donne ces propos, attribués à Monsieur par sa police, comme les paroles mêmes du prince, quoiqu'il eût sous les yeux la déclaration positive de celui-ci.

[371] Ici encore la police de Richelieu va plus loin que cette relation authentique. Dans le papier précité, écrit de la main de Cheré, nous lisons: «On a vu, par voie secretissime, de la bouche des Dieux accouplés, qui le peuvent savoir, qu'il étoit vrai que Chesnelle (la Reine) croyoit épouser Hébertin (Monsieur), et qu'il y avoit longtemps qu'elle avoit cette espérance». Quels étaient ces Dieux accouplés si fort en état de bien connaître la pensée de la reine Anne?

[372] Les abbayes de Massai, Préaux et Noirlac, qui étoient d'abord à Gabriel de l'Aubespine, évêque d'Orléans, furent à sa mort, en 1630, transportés à son frère Charles.

[373] Frère de Châteauneuf. François de l'Aubespine, marquis de Hauterive, lieutenant général des armées du roi, mort en 1670.

[374] Les Verderonne sont une branche des l'Aubespine. Mme de Verderonne dont parle ici Richelieu est vraisemblablement Louise de Rhodes, femme de Claude de l'Aubespine, seigneur de Verderonne, président de la cour des comptes de Paris.

[375] Voyez la note qui suit.

[376] Donc 9 est une femme. C'est très-certainement Mme de Chevreuse.

[377] Un des principaux officiers de Gaston. Voyez les lettres de Voiture.