[93] T. Ier, p. 44.

[94] Cabinet des médailles; en argent, avec cette légende: Car. Marg. mommorantia. princip. condæi uxor; au revers la figure de son mari.—Il y en a des copies en bronze.

[95] Cabinet des estampes, collection Gaignières, t. X, et Montfaucon t. V, p. 434. Le grand portrait que le dessin de Gaignières reproduit en petit est-il celui dont parle Scudéry dans son Cabinet de M. de Scudéry, p. 54, et qu'il attribue à Pelerin?

[96] Comme nous l'avons dit, l'original est chez M. le duc de Montmorency; mais on en peut voir une copie à Versailles, attique du nord. Voyez plus haut, p. [12].

[97] Sans date ni signature, avec cette inscription au bas: Charlo. Marguer. de Montmore. princesse de Condé. En veuve, c'est-à-dire au moins en 1647, son mari étant mort à la fin de 1646, et elle-même en 1650, C'est du cabinet de M. Craufurd que provient ce tableau, un des ornements du salon de M. le duc de Montmorency Luxembourg, à Châtillon-sur-Loing.—Parmi les portraits gravés de Mme la Princesse, celui de Moncornet reproduit évidemment Du Cayer, en le défigurant, et Daret a copié Michel Lasne, lequel a gravé le portrait peint de M. le duc de Luxembourg.—Les Carmélites avaient un émail de Petitot de leur belle bienfaitrice. Voyez l'Appendice, notes du chap. Ier (p. [410)].

[98] Mémoires de Bassompierre, Petitot, t. XIX, p. 385: «Sous le ciel il n'y avoit lors rien si beau que Mlle de Montmorency, ni de meilleure grâce, ni plus parfaite.»

[99] Voyez au commencement des Mémoires de Fontenai-Mareuil le récit de tous les moyens qu'employait Henri IV pour voir la Princesse malgré son mari, et des ruses et déguisements auxquels il s'abaissait. Bassompierre, ibid., dit que «c'étoit un amour forcené que le sien, qui ne se pouvoit contenir dans les bornes de la bienséance.»

[100] Il est certain que depuis longtemps Henri IV se tenait prêt à agir contre l'Espagne, que les prétentions de la cour de Madrid sur la succession de Clèves, et la prise de Juliers par l'Archiduc lui étaient de puissants motifs; mais il n'est pas moins certain que ce fut le refus de l'Espagne de renvoyer M. le Prince et sa femme en France qui le décida, et lui mit l'épée à la main. Dès que Henri IV apprend l'enlèvement de la Princesse, il se trouble, assemble son conseil, contraint tous ses ministres d'opiner sur la plus sûre manière de faire revenir en France le Prince et sa femme, envoie coup sur coup en Flandre et Praslin, capitaine de ses gardes, et le marquis de Cœuvres, qui tente d'enlever la Princesse, et M. de Préaux, qui la redemande au nom de sa famille. Ses anciennes indécisions cessent tout à coup, et la passion emporte ce que la politique de Bouillon, de Sulli et de Lesdiguières n'avait pu encore obtenir. Voyez Bassompierre et Fontenai-Mareuil, et aussi une pièce très curieuse, intitulée: Négotiation faite à Milan avec le prince de Condé en 1609, dans le Recueil de plusieurs pièces servant à l'histoire moderne, in-12, Cologne, 1663.

[101] Il voulut mourir entre les mains du nonce apostolique et de six jésuites, et légua son cœur à la compagnie. Voyez la Gazette pour l'année 1646, no 163, p. 1229: Abrégé de la vie et de la mort de Henri de Bourbon, prince de Condé.

[102] Il y a un grand nombre d'excellents portraits gravés d'Henri de Bourbon, depuis son enfance jusqu'à sa mort, depuis Thomas de Lew jusqu'à Grégoire Huret. Nous n'en connaissons d'autre portrait peint que celui de Du Cayer, que possède M. le duc de Montmorency, et dont la copie est à Versailles. M. le Prince est là représenté en 1634 avec une vérité frappante. Il a les cheveux et la barbe légèrement roux; ce qui confirme notre conjecture que le personnage important et mystérieux qui joue un si grand rôle dans les premiers carnets de Mazarin sous le nom de Il Rosso, est le prince de Condé. Voyez nos articles du Journal des Savants, octobre 1854 et 1855..